Nucléaire : 20 anomalies détectées sur des équipements de l'EPR

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Nucléaire : 20 anomalies détectées sur des équipements de l'EPR
Un audit est toujours en cours et pourrait faire émerger d'autres anomalies (photo d'illustration). @ GUILLAUME SOUVANT / AFP
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Ces anomalies sont "toujours en cours d'instruction", a expliqué Julien Collect, directeur général adjoint de l'Autorité de sûreté nucléaire. 

Vingt irrégularités portant sur des équipements destinés au réacteur EPR en construction par EDF à Flamanville ont été détectées à l'occasion de l'audit de l'usine du Creusot d'Areva, a annoncé vendredi l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Ces anomalies sont "toujours en cours d'instruction", a expliqué Julien Collet, directeur général adjoint de l'ASN. "L'EPR n'est pas en service donc ne présente pas de risque", précise-t-il.

Fessenheim également concernée. Après la découverte d'un défaut dans la composition de l'acier de la cuve du réacteur EPR fabriquée à l'usine du Creusot, l'ASN avait demandé à Areva un audit qualité de son usine. Outre les vingt irrégularités portant sur des équipements destinés à l'EPR, Areva a, pour l'instant, également répertorié "87 irrégularités portant sur les réacteurs en fonctionnement d'EDF", a indiqué l'ASN dans une note d'information. "La seule (des 87 irrégularités, ndlr) qui se singularise, c'est Fessenheim", explique Julien Collet. "La nature de l'anomalie est susceptible de remettre en question la sûreté de l'équipement." 

Audit en cours. La liste des anomalies publiées vendredi fait état d'une irrégularité concernant un générateur de vapeur non encore installé destiné au réacteur 5 de Gravelines et de 4 autres portant sur des emballages de transport de substances radioactives."L'audit général est toujours en cours et prendra encore plusieurs mois", précise Julien Collet. "Il est susceptible de mettre en évidence de nouvelles irrégularités." 

Greenpeace a annoncé, vendredi, enquêter "sur ce dossier" et "demande que l'ASN bénéficie de tous les moyens financiers et humains pour mener les investigations et les tests jusqu'au bout". "C'est la sûreté même de l'intégralité du parc nucléaire français en fonctionnement qui est en jeu", estime l'ONG.