Notre-Dame-des-Landes : la région Pays-de-la-Loire appelle les élus locaux à un "rebond collectif"

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Notre-Dame-des-Landes : la région Pays-de-la-Loire appelle les élus locaux à un "rebond collectif"
@ LOIC VENANCE / AFP
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La présidente de Région, choquée par l'abandon du projet d'aéroport, souhaite "redéfinir un projet de développement et d'aménagement" pour les Pays-de-la-Loire.

La présidente LR de la région Pays-de-la-Loire, Christelle Morançais, a appelé lundi les élus locaux à un "rebond collectif", près d'un mois après le "choc" de l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes en Loire-Atlantique.

"Davantage qu'une simple infrastructure". "Il y a presque un mois déjà, le 17 janvier dernier, le Premier ministre annonçait l'abandon du projet d'aéroport Notre-Dame-des-Landes. Cette annonce, nous l'avons ressentie comme un choc !", a déclaré Christelle Morançais, devant un parterre d'élus et d'acteurs économiques, réunis dans l'hémicycle régional pour un "Parlement des territoires".  "Il y aura un avant et un après Notre-Dame-des-Landes, car (...) bien davantage qu'une simple infrastructure, ce projet a structuré la vision de l'aménagement du territoire de notre région et de sa capitale régionale pendant plus de 40 ans", a souligné la présidente de l'exécutif régional, appelant les élus du territoire au "sursaut" et à "l'unité".

"Redéfinir un projet". "Une seule exigence doit désormais guider nos énergies : rebondir collectivement et redéfinir un projet de développement et d'aménagement à la hauteur des enjeux du présent et du futur", a ajouté Christelle Morançais, qui souhaite construire un "contrat d'avenir" pour la région, sur le même modèle que le "Pacte d'avenir" signé en 2013 en Bretagne après l'abandon de l'écotaxe. "L'urgence absolue" est "le respect rapide et intégral des engagements pris publiquement" par Édouard Philippe, le 17 janvier, a insisté Christelle Morançais, demandant à l'État de "détailler maintenant le calendrier et les engagements financiers précis des promesses du Premier ministre". Cela concerne à la fois "l'avenir de la plateforme aéroportuaire de Nantes-Atlantique" (l'actuel aéroport), la réduction des nuisances sonores et les "compensations exemplaires pour les riverains de l'aéroport", ainsi que la mise en réseau des aéroports régionaux du Grand Ouest et l'accessibilité de l'aéroport nantais.

La présidente du conseil régional a déploré de ne disposer "toujours d'aucune réponse, d'aucun engagement ferme" malgré la visite de la ministre des Transports, Élisabeth Borne, le 27 janvier. "Le seul signal que nous avons reçu depuis le 17 janvier, c'est le rapport Duron (sur les mobilités du quotidien, ndlr). Un rapport qui, s'il était suivi, constituerait un second abandon de l'Ouest !", a estimé Christelle Morançais.


Le conseil départemental de Loire-Atlantique demande la rétrocession de parcelles

Le conseil départemental de Loire-Atlantique, ancien propriétaire de 895 hectares de parcelles à Notre-Dame-des-Landes, sur le site prévu pour accueillir le nouvel aéroport nantais, a par ailleurs officiellement demandé lundi à l'Etat leur rétrocession, a-t-on appris auprès du Département.