MyFerryLink, ex-SeaFrance, à nouveau interdit de desservir Douvres

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MyFerryLink, ex-SeaFrance, à nouveau interdit de desservir Douvres
MyFerryLink, ex-SeaFrance, est à nouveau en danger.@ MAXPPP
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La décision de l'autorité britannique de la concurrence met en danger l'entreprise.

L'autorité britannique de la Concurrence a confirmé mardi dans une décision préliminaire l'interdiction faite aux ferries MyFerryLink (groupe Eurotunnel) de desservir le port de Douvres, principal point d'entrée du trafic transmanche en Grande-Bretagne. "L'Autorité de la concurrence et des marchés (CMA) a confirmé de manière provisoire une décision préalable de la Commission de la concurrence interdisant à Eurotunnel d'opérer un service de ferries depuis Douvres", a indiqué cette dernière dans un avis mis en ligne sur son site.

MyFerryLink ou un autre. La CMA va maintenant prendre en compte les observations des diverses parties prenantes avant de rendre son avis définitif "le mois prochain". Si l'autorité devait confirmer sa décision, MyFerryLink devra mettre un terme à sa desserte de Douvres dans les six mois, l'autorité britannique ayant rejeté la demande du concurrent DFDS de réduire cette période de transition à trois mois.

Pour l'heure, la CMA estime que, "si Eurotunnel était autorisé à continuer ses services de ferry depuis Douvres, un concurrent devrait probablement se retirer (de la ligne) Douvres-Calais".

Cela laisserait donc Eurotunnel comme opérateur de la liaison ferroviaire via le tunnel sous la Manche et de l'un des deux services de ferries actifs sur la principale ligne maritime transManche, fait-elle valoir.

Une solution avec les salariés ? Les ferries de MyFeeryLink appartiennent à Eurotunnel mais sont opérés par une coopérative de salariés (Scop) bâtie sur les ruines de feu le groupe public SeaFrance. La CMA a aussi rejeté, là encore de manière provisoire, une solution consistant à laisser la coopérative de salariés à opérer seule la liaison, indépendamment d'Eurotunnel.

Une telle solution impliquerait que la Scop puisse avoir accès à des financements nouveaux "substantiels" et une telle alternative présente "trop d'incertitudes et de délais pour représenter une solution efficace", souligne l'autorité britannique.

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