Moscovici : "la France fait mieux que prévu"

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Moscovici : "la France fait mieux que prévu"
@ Reuters
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Le ministre de l’Economie s’inquiète toutefois de la défiance des Français en cette sortie de crise.

Pierre Moscovici, est serein, toutes les prévisions, de l’Insee au FMI, sont bonnes. "L'économie française va mieux, incontestablement. Tous les indicateurs sont bien orientés. Les anticipations de production industrielle, notamment, sont à la hausse. Sur les trois derniers trimestres, la croissance progresse à un rythme annuel de 1 %", a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances, dans un entretien au Journal du Dimanche.

La France dans l’euro. "La France fait mieux que la zone euro, mieux que ce qui était prévu avant l'été", assure Pierre Moscovici. En effet, l’Insee table sur une croissance annuelle de 0,2%, le FMI qui pensait à une récession, voit maintenant 0,2% de croissance et l’OCDE mise sur une progression de 0,3%.

Le manque de confiance. Malgré ces chiffres encourageants, le ministre est frappé par une chose : "la défiance dans laquelle nous vivons". "Elle n'est pas fondée : nous sommes une grande économie, diversifiée, et nous renforcerons au contraire la croissance par la confiance. La reprise est là, la confiance va suivre", assure Pierre Moscovici.

Les chantiers en cours. Tout n’est pas rose toutefois dans l’économie française : "nous avons un déficit de 4,1 % du PIB cette année, que nous nous sommes engagés à réduire à 3,6 % l'an prochain, puis au-dessous de 3 % en 2015". L’inversion de la courbe du chômage reste la priorité et pour ça, le ministre mise sur les entreprises. "La clé d'une reprise solide, c'est avant tout l'investissement" et "c'est par l'entreprise que la croissance redémarrera".

Le poids de la fiscalité. Petit hic à cette reprise de l’investissement : le niveau d’imposition. Le ministre le balaie le problème et met en avant la concertation menée avec les instances patronales. "Nous voulons tous parvenir à une fiscalité des entreprises plus intelligente : aujourd'hui, elle taxe trop les facteurs de production. Durant la concertation, chacun est convenu que c'était une démarche pertinente. Mais ce n'était pas mûr. Nous n'abandonnons pas cette idée. Il y aura des Assises de la fiscalité d'ici au premier trimestre 2014 pour poursuivre ce travail", a-t-il précisé.

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