Moscovici "fier" d'être français mais "indépendant" à Bruxelles

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Moscovici "fier" d'être français mais "indépendant" à Bruxelles
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LE GRAND RENDEZ-VOUS - Le nouveau commissaire européen ne sera pas l'homme de la France : "avant tout, on représente l’intérêt général européen".

L'INFO. "Un interlocuteur crédible, un interlocuteur indépendant", y compris vis-à-vis de son pays. C'est ainsi que Pierre Moscovici a exposé sa vision du poste de commissaire européen, auquel il vient d'être nommé. Le Français s'attachera à "convaincre de [son] indépendance par rapport à des intérêts privés comme par rapport à des intérêt nationaux", a-t-il souligné dimanche dans le Grand Rendez-vous d’Europe 1 – Le Monde – i>Télé.

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"Je vais garder mes convictions, je suis socialiste". Dans cette affaire-là, il faut vraiment ne pas être dans l’hypocrisie. Je suis français, je vais le rester. C’est mon pays, je l’aime et j’en suis très fier. Je vais garder mes convictions, je suis socialiste, je suis social démocrate, je ne changerai rien. Et partir à Bruxelles, ce n’est pas renoncer à la politique. (..) Mais, avant tout, on représente l’intérêt général européen et on agit en fonction de certaines règles", a-t-il déclaré. Une manière de répondre aux critiques, notamment de la droite allemande. Cette dernière estime que sa nomination se discute, Pierre Moscovici ayant été le ministre de l'Economie d'un pays qui n'a pas respecté ses engagements européens, notamment en matière budgétaire, alors que qu'il a déjà bénéficié de deux délais.



Moscovici, Français mais "indépendant" à Bruxellespar Europe1fr

"La France a besoin de réformes." Revenant justement sur le cas français, Pierre Moscovici a détaillé sa vision des priorités financière de Paris : "la France a besoin de stabilité, la France a besoin de constance et la France a besoin de réformes. (…) Les réformes qu’il est nécessaire de faire : réduire les déficits, réduire aussi les dépenses publiques. Faire en sorte également que le pacte de responsabilité permette aux entreprises d’investir pour embaucher. Et puis poursuivre ce qu’on appelle les réformes structurelles".

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