Montebourg, une "politique à la Chavez"
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EDITO ECO - L’affaire Montebourg-Mittal s’apparente de plus en plus à une impasse.

La polémique. Faute d'arriver à trouver un repreneur pour les hauts-fourneaux de Florange, Arnaud Montebourg a décidé de passer à l’offensive et de rendre public ce bras de fer pour forcer ArcelorMittal à faire évoluer sa position. Accusé de ne pas avoir tenu ses promesses, le patron du groupe, Lakshmi Mittal, a été invité à changer de stratégie ou à quitter la France. Ce dernier a rendez-vous à l’Elysée mardi après-midi pour s'expliquer avec François Hollande.

• Le "problème" Florange. Confronté à une surproduction et une baisse de ses ventes, ArcelorMittal a décidé de fermer les hauts fourneaux de Florange, d’autant que ces derniers sont technologiquement dépassés. Mais 650 emplois sont menacés, ce qui a poussé le gouvernement à chercher un repreneur. Problème : les seuls hauts fourneaux n’intéressent personne, sauf si les outils de traitement de l’acier en aval sont inclus dans la transaction. Mais cette partie modernisée, ArcelorMittal ne veut pas la vendre.

19.10.2012 Arcelor Florange 460x140

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Nationaliser, fausse bonne idée ? Faute de solution négociée, Arnaud Montebourg envisage une autre piste : nationaliser les hauts-fourneaux. Une stratégie payante ? Pas vraiment, estime Eric Le Boucher dans l’Edito économique d’Europe 1, qui souligne qu'une telle stratégie, en plus d'être risquée, constituerait un très mauvais message envoyé à l’international.

Eric Le Boucher parle même d’une "politique à la Hugo Chavez" :

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