Monsanto va supprimer 900 emplois

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Monsanto va supprimer 900 emplois
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Le bénéfice net du géant des pesticides et des semences transgéniques a reculé de 14% entre mars et mai.

Monsanto, le géant très critiqué des pesticides et des semences transgéniques, a annoncé mercredi son intention de se séparer d’environ 4% de ses effectifs. Soit 900 emplois au total. La direction du groupe agrochimique américain, présent dans 61 pays, n’a pas précisé ceux qui seraient le plus touchés.

En France, les 450 salariés sont répartis sur 8 sites de recherche ou de production en plus du siège situé à Bron dans le Rhône : Sauzet (Drôme), Saint-Amand (Loir-et-Cher), Andard (Maine-et-Loire), La Mézière (Ille-et-Vilaine), Boissay (Eure-et-Loir), Peyrehorade (Landes), Trèbes (Aude) et Monbequi (Tarn-et-Garonne).

"Les mesures annoncées aujourd'hui vont permettre à notre entreprise de mieux évoluer dans l'environnement fluctuant et de la garder sur le chemin de la croissance", a assuré le PDG Hugh Grant. Car Monsanto n’échappe pas à la crise : le groupe américain a affiché sur la période entre mars et mai un bénéfice net en recul de 14%.

Principal produit en difficulté : le Roundup, le pesticide dont la nocivité pour la santé est souvent pointée du doigt. Ses ventes, ainsi que celles des autres herbicides du groupe, ont été divisées par deux au cours des derniers mois. Pour tenter de remonter la pente, Monsanto a annoncé la création d’une nouvelle division spécialement dédiée à cette activité. Ce qui va lui permettre de se concentrer par ailleurs sur sa branche semences génétiquement modifiées, connue notamment pour son maïs MON810.