Molex n'est "pas fair-play", accuse Sarkozy

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Molex n'est "pas fair-play", accuse Sarkozy
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Le président de la République a annoncé que l'Etat apporterait des garanties à un éventuel repreneur du site.

Après le ministre de l'Industrie, le président de la République : Nicolas Sarkozy a tancé, mercredi, les dirigeants américains du groupe Molex, qui veulent fermer leur site de production de Villemur-sur-Tarn à la fin du mois d'octobre. "Ce qui se passe chez Molex ne me va pas" a déploré Nicolas Sarkozy, affirmant que "le gouvernement veut la réindustrialisation" du site. Selon lui, la direction du groupe "n'est pas fair-play [et fait] tout pour qu'il n'y ait pas de repreneur".

"S'il y a un repreneur, l'Etat garantira ce repreneur", a affirmé le chef de l'Etat. Le groupe de connectique a annoncé avoir mis fin aux discussions avec le repreneur potentiel, expliquant que celui n'offrait pas de plan "crédible", ni un investissement susceptible de préserver l'emploi.

Mercredi, le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, avait menacé d'imposer un boycottage du groupe Molex par les constructeurs automobiles français si le fabricant américain n'acceptait pas d'ici à la semaine prochaine un projet de reprise de son usine promise à la fermeture. Le groupe américain avait savoir sa "surprise", après cette prise de position.