Moins de carbone dans les assiettes alsaciennes

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Moins de carbone dans les assiettes alsaciennes
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Des restaurateurs vont proposer pendant tout le mois de novembre des repas avec des produits locaux.

Trente restaurants alsaciens, dont quatre établissements universitaires ou scolaires, proposeront en novembre des menus "sobres en carbone" à l'initiative de l'association Objectif climat. L'association régionale veut inciter les citoyens à modifier leurs comportements pour contribuer à l'objectif fixé par le Grenelle de l'environnement : diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre en France d'ici à 2050.

"Environ un tiers de nos gaz à effet de serre se trouvent dans notre assiette", affirme Jean-Michel Augé, son président, en référence au rôle que jouent transport, emballage et modes de production énergivores dans notre alimentation. Plutôt que l'agneau de Nouvelle Zélande ou les fraises du Chili, le potimarron, le chou, les pommes et le gibier, des produits locaux et de saison, seront donc à l'honneur.

Parmi les tables qui participent à l'opération, des restaurants gastronomiques ou végétariens qui privilégiaient déjà une "cuisine du marché", mais aussi des établissements plus traditionnels. "On a tellement de petits producteurs qui ne demandent pas mieux que de travailler avec nous", s'enthousiasme Jean-Luc Erb, gérant du "Cerf d'or" à Strasbourg, qui proposera tout le mois un menu local. La majorité de ses confrères ne participeront à l'opération qu'une journée, voire une semaine.

A défaut de leurs "poids carbone", qui s'est révélé trop complexe à déterminer, l'origine et le mode de production des nourritures servies seront fournis aux convives.

Le chef du Fec (Foyer de l'étudiant catholique), un restaurant universitaire strasbourgeois bien connu, assure que la démarche est compatible avec des prix serrés. "Ce n'est pas beaucoup plus cher mais c'est une autre façon de travailler et si vous mettez vingt grammes de viande en moins dans l'assiette et un peu plus de légumes, vous compensez", explique Rémy Dirwimmer.