Médicaments : Paris veut saisir le G7 pour négocier les prix

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Médicaments : Paris veut saisir le G7 pour négocier les prix
@ BERTRAND GUAY / AFP
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SANTÉ - Les nouveaux médicaments coûtent de plus en plus cher et les laboratoires pharmaceutiques refusent de revoir leurs tarifs. La France veut donc passer par le G7 pour "faire pression".

Face aux prix exorbitants des nouveaux médicaments, la France va saisir le G7 pour "faire pression" collectivement sur l'industrie pharmaceutique et trouver des compromis acceptables pour les systèmes de santé comme pour les industriels, a annoncé mardi la ministre de la Santé Marisol Touraine. "Le président de la République devrait annoncer demain qu'il va porter le sujet au niveau des chefs d'État du G7", a affirmé Mme Touraine sur RMC.

Le président Hollande, qui se déplace mercredi à Lyon sur le thème de la santé et de la sécurité sanitaire internationale, va demander "qu'il y ait une coopération entre les pays", car "aujourd'hui chaque pays négocie 'dans son couloir'", sans échange d'informations avec ses partenaires, a expliqué la ministre. "Nous devons déterminer un processus, voir comment ensemble nous pouvons être plus forts pour faire pression sur les prix du médicament", dont certains sont "insoutenables dans la durée", a-t-elle ajouté, citant en exemple les "âpres" négociations qui se sont tenues en France sur les remboursements des nouveaux traitements de l'hépatite C.

La ministre a indiqué avoir déjà dit aux industriels qu'il fallait "discuter d'une manière de définir les prix d'une façon qui soit supportable pour la Sécurité sociale française ou les systèmes des autres pays et qui, évidemment, garantisse le retour sur investissements des industriels". Mais "aujourd'hui, ils annoncent des prix, ou ils pratiquent des prix, qui ne peuvent pas être tenus par les systèmes d'assurance maladie". Or, "il faut que les industriels comprennent qu'il n'est même pas dans leur intérêt de maintenir des prix ou même d'annoncer des prix qui seraient des prix inaccessibles. Nous devons trouver un terrain d'entente", a-t-elle conclu.