Martinez : "Il est temps que le gouvernement prenne en compte le mécontentement" des salariés

  • A
  • A
Partagez sur :

INTERVIEW - "Il ne faut pas confondre dialogue social et monologue social", a souligné Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. A ses yeux, tant que le gouvernement ne sera pas dans le dialogue, le climat social continuera d'être aussi tendu.

INTERVIEW

"Pour dialoguer, il faut être deux. Il ne faut pas confondre dialogue social et monologue social. Qu’il (le gouvernement, ndlr) nous écoute, qu’il écoute les organisations syndicales, les salariés et je pense que les choses s’amélioreront dans les relations sociales", a déclaré Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, mercredi matin sur Europe 1.

"Le climat social n’est pas pourri, il est ce qu’il est : il y a des salariés qui sont mécontents", a-t-il estimé, alors que de nombreux incidents ont eu lieu récemment : comité d'entreprise chaotique chez Air France, employé des chantiers navals STX refusant de serrer la main à François Hollande, ou encore jet de yaourt sur Emmanuel Macron. "Il est temps que le gouvernement prenne en compte ce mécontentement et prenne des actes concrets vis-à-vis des salariés", en a déduit le chef de file de la CGT.

"Ne faut pas confondre dialogue social et monologue social'. "Il y a une réalité et il y a des militants de la CGT qui font part de leur mécontentement. Il faut que le gouvernement et le président de la République sache l’entendre", a-t-il poursuivi. Et Philippe Martinez de poursuivre : "il ne suffit pas de dire ‘on veut du dialogue social’, il faut le concrétiser. Pour l’instant, c’est je parle, vous m’écoutez, j’agis et vous exécutez. C’est un peu dans la lignée de ce que fais le Medef. C’est cela le fond du problème. Pour dialoguer, il faut être deux. Il ne faut pas confondre dialogue social et monologue social. Qu’il nous écoute, qu’il écoute les organisations syndicales, les salariés et je pense que les choses s’amélioreront dans les relations sociales."

"Il y a eu des promesses électorales pendant la campagne présidentielle. Le changement, on l’attend toujours. Le gouvernement et le président doivent passer aux actes, il est encore temps. Le mandat n’est pas terminé mais le changement se fait attendre", a-t-il ajouté. Le n°1 de la CGT a en revanche refusé de dire si la CGT participerait à la conférence sociale qui débute lundi : "Nous avons une nouvelle réunion de la direction ce soir. Nous allons étudier le fond de la conférence sociale. Le gouvernement et le président doivent passer aux actes, il est encore temps. Le mandat n’est pas terminé mais le changement se fait attendre. Nous prendrons notre décision à l’issue de cette réunion".

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Philippe Martinez :


Martinez : "Pour dialoguer, il faut être deux !"par Europe1fr