Martinez : la CGT "a alerté depuis le début de l'année" sur Alstom

  • A
  • A
Martinez : la CGT "a alerté depuis le début de l'année" sur Alstom
"Macron ne s'est jamais occupé d'industrie", estime le leader de la CGT. @ AFP
Partagez sur :

"L'Etat a démissionné", estime le leader syndical. Or pourtant, "la CGT a alerté depuis le début de l'année sur la situation du ferroviaire et d'Alstom".

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, affirme jeudi dans Le Parisien que son syndicat "a alerté depuis le début de l'année sur la situation du ferroviaire et d'Alstom" mais que "l'Etat a démissionné".

Il dénonce "une défaillance de l'Etat". "On nous a répondu qu'il n'y avait pas de danger. Autant sous l'ère (d'Arnaud) Montebourg on parlait d'industrie, autant (Emmanuel) Macron ne s'est jamais occupé d'industrie", assène le numéro un de la CGT dans un entretien. Pour Philippe Martinez, "on est face à une défaillance de l'Etat vis-à-vis de la politique ferroviaire : il a laissé la SNCF fermer des lignes, favoriser le passage du fret à la route". "Si les carnets de commandes d'Alstom manquent en France, c'est parce qu'il n'y a plus de vision stratégique".

L’exécutif reste sur la défensive. L'exécutif demeure sur la défensive une semaine après l'annonce d'Alstom d'arrêter sa production de trains à Belfort. Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a notamment affirmé mercredi qu'il n'avait reçu "aucune information" en amont de cette décision. L'ancien ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, a assuré que contrairement à d'autres responsables politiques, il n'avait jamais fait "des promesses intenables" concernant le groupe Alstom. Son prédécesseur, Arnaud Montebourg, a pour sa part soutenu que le gouvernement avait été "dûment informé" des menaces qui pesaient sur le site belfortain d'Alstom.