Malgré les taxes, les dividendes explosent

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Malgré les taxes, les dividendes explosent
Le gouvernement réfléchirait à en relever le taux, afin de faire participer davantage les grandes sociétés au financement des retraites.
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Malgré une taxe à 3%, les entreprises continuent de "trop" verser de dividendes aux yeux de l'exécutif.

Le constat. Les taxes ne semblent pas freiner la rémunération des actionnaires. Les entreprises du CAC 40 ont en effet versé 40,9 milliards d'euros de dividendes en 2012, soit 5% de plus qu'un an plus tôt. Et la tendance serait encore à la hausse cette année, assure le journal Les Echos lundi. Tout cela malgré la mise en place d'une taxe à 3% à l'été 2012, censée rééquilibrer les rapports entre dividendes et investissements.

La piste. Résultat : le gouvernement réfléchirait à en relever le taux, afin de faire participer davantage les grandes sociétés au financement des retraites. "C'est une des pistes à l'étude au sein du gouvernement, qui cherche à mettre à contribution les entreprises dans le cadre de la réforme des retraites, sans augmenter les cotisations", écrit le quotidien économique.

Les entreprises concernées.  La taxe concerne les sociétés, résidentes ou non résidentes, passibles de l'impôt sur les sociétés en France. Les PME de moins de 250 salariés réalisant un chiffre d'affaires de 50 millions d'euros et un bilan inférieur de 43 millions d'euros sont par ailleurs exonérées. En outre, les dividendes distribués sous formes d'actions ne sont pas concernés, si l'actionnaire laisse la somme demeurer au capital de l'entreprise pendant au moins un an.

Une taxe rentable. L'été dernier, Bercy espérait pour 2013 un rendement de 1,1 milliard d'euros de cette taxe… mais en ce basant sur un versement de dividendes de 37 milliards. Ce rendement a ensuite été relevé à la hausse, à 1,6 milliards. "Il est tentant pour l'exécutif de relever la taxe pour montrer que les grands groupes contribuent au financement des retraites, les inciter davantage à réinvestir les bénéfices plutôt qu'à les distribuer et profiter d'une assiette a priori assez dynamique", décrypte le quotidien économique. "Inversement, relever encore la taxation du capital risquerait d'excéder le patronat et de rendre encore plus compliqué l'accès des entreprises aux investisseurs en capital", nuance-t-il toutefois.