Mailly ne renégociera pas un accord sur l’assurance chômage

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PRESSION - FO demande à l’Etat d’agréer l’accord signé, ou de prendre ses responsabilités et de trouver une solution seul.

Les intermittents veulent faire annuler la réforme de leur assurance-chômage ? Le patronat met à son tour la pression. Le Medef a menacé de quitter la gestion de l’Unédic si le gouvernement refusait d’agréer l’accord et entendait donc les intermittents en grève. Une vision partagée en partie par Jean-Claude Mailly, le patron de FO, qui a expliqué vendredi au micro d’Europe 1 avoir "signé un accord avec le patronat sur l’assurance chômage qu’on estime équilibré". En effet, selon le syndicaliste, ce dernier "apporte des droits aux salariés", même s’il "demande quelques efforts ici ou là".

Face à la pression des intermittents, Jean-Claude Mailly met en garde le gouvernement contre la tentation de ne pas agréer l’accord : "S’il l’agrée, il faudra ensuite régler des problèmes autres sur la culture. S’il ne l’agrée pas, il récupère le bébé dans son intégralité. Il ne reprend pas seulement les deux annexes en question mais bien l’intégralité du dossier, sans les partenaires sociaux". Mais cette solution n’a pas la préférence du syndicaliste : "Revenir sur l’accord serait la fin du paritarisme. Nous on préfère régler par la négociation avec le patronat que tout filer au privé ou à l’Etat".

Interrogé sur le poids des intermittents dans les comptes de l’assurance chômage, le patron de FO a rappelé qu’"il y a seulement 95.000 intermittents indemnisés sur un total de 2,7 millions de chômeurs indemnisés". Selon lui, le problème ne viendrait donc pas du régime des intermittents, mais des "budgets de la culture qui sont en diminution" et des abus de certaines entreprises qui utilisent des intermittents pour occuper des postes qui devraient être des CDI.

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