Mail anti-Hadopi : la contre-attaque du cadre licencié par TF1

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Mail anti-Hadopi : la contre-attaque du cadre licencié par TF1
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Le cadre remercié par TF1 pour son opposition à la loi Hadopi a dénoncé mardi par l'intermédiaire de son avocat, les raisons invoquées pour le licencier par le groupe privé, "qui ne figurent pas dans la motivation de la lettre de licenciement".

Des reproches "infondés" qui "ne figurent pas dans la motivation de la lettre de licenciement" : Jérôme Bourreau-Guggenheim, le cadre licencié par TF1 début avril pour son avoir fait connaître son opposition à la loi Hadopi dans un mail privé adressé à sa députée, passe à l’offensive contre le groupe audiovisuel.

En plus de critiquer la non-motivation de son licenciement, l'ancien responsable du pôle innovation web du groupe dénonce également les termes employés par son ancien employeur dans un communiqué largement diffusé.

TF1 y expliquait que "les prises de position particulièrement radicales exprimées publiquement" par Jérôme Bourreau-Guggenheim avaient "conduit l'entreprise à se séparer de ce responsable". Le groupe qualifiait également ces prises de position de "contraires aux déclarations officielles du groupe, notoirement en faveur de cette loi".

Jérôme Bourreau-Guggenheim "n'a jamais eu connaissance d'une quelconque prise de position officielle de TF1 au soutien du projet de loi Hadopi" rétorque son avocat. Selon lui, l'ancien cadre "est profondément choqué par l'atteinte qui a été portée à ses libertés fondamentales", et il a d'ores et déjà engagé une action devant les prud'hommes.

Dimanche, la ministre de la Culture Christine Albanel a suspendu le responsable de son ministère qui avait transmis à TF1 le courrier électronique incriminé.