Lunettes et prothèses : comment le reste à charge va-t-il fonctionner ?

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Les négociations sur la mise en place du "reste à charge zéro" commencent mardi entre les opticiens, les mutuelles, les dentistes et le ministère de la Santé.

Lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait promis le "reste à charge zéro" pour la fin du quinquennat : les patients n'auraient plus rien à débourser pour les lunettes, les prothèses dentaires ou auditives. Huit mois après son élection, des négociations vont s'ouvrir mardi au ministère de la Santé avec les opticiens, les mutuelles ou encore les dentistes pour l'organisation et l'application concrète du dispositif.

Des options payantes pour les lunettes. Au ministère de la Santé, on indique vouloir garantir la gratuité de ce type de soin tout en précisant que le remboursement intégral ne concernera pas toutes les lunettes, si on prend l'exemple de l'optique. Des montures Chanel ne seront par exemple pas remboursées. Il ne s'agira pas non plus de lunettes Sécu, mais de produits de moyenne gamme. Les options, comme les verres anti-lumière bleue, ne seront par ailleurs pas remboursées, sauf si c'est médicalement justifié. "C'est tout de suite une somme d'argent qu'il faut dépenser, donc si on peut ne rien payer et avoir une gamme qui est un peu inférieure, ce n'est pas dérangeant", assure un patient.

Baisse de la TVA ? Qui va payer ? La répartition se fera entre l'assurance maladie et les complémentaires santé. "Ce sera possible si on agit sur les prix des produits, mais l'État a aussi des leviers à sa disposition. Il pourrait par exemple baisser la TVA sur les verres", défend Thierry Beaudet, président de la Mutualité française. Tout l'enjeu des négociations qui vont durer plusieurs mois est de savoir comment sera précisément financée cette promesse du candidat Macron.