03/01/2018 - 10h34

Logements anciens : très bon cru 2017 pour les réseaux d'agences immobilières

© PASCAL PAVANI / AFP

L'année 2017 aura été un très bon cru pour les réseaux d'agences immobilières  dont l'activité, très soutenue dans les grandes métropoles où les Français ont été nombreux à acquérir un logement ancien, n'a pas fléchi malgré une hausse des prix.

Des hausses de plus de 10%. Après une année 2016 déjà très favorable, le marché de l'immobilier ancien a connu un "dynamisme sans précédent" l'an dernier "malgré de fortes tensions relevées depuis le début de l'automne", observe mercredi le réseau Laforêt, qui compte 700 agences. Celui-ci a vu son activité bondir de 14% en France tandis que son concurrent Guy Hoquet (groupe Nexity, 500 agences) évoque une année "exceptionnelle" qui restera "dans la mémoire de tous", avec une hausse de ses ventes de 11,5%. Mi-décembre, Orpi, premier réseau avec 1.200 agences immobilières avait fait état de volumes de ventes en hausse de 7%.

Merci aux taux de crédits bas. Cette "activité dense n'a pas été freinée par des prix au m2 en hausse, entre +2,1% pour la province et +6,1% pour la capitale", au sein des transactions conclues par les agences Guy Hoquet. "Le contexte favorable, et notamment les taux de crédit exceptionnellement bas, ont permis aux Français porteurs de projets immobiliers de les concrétiser rapidement et dans des conditions avantageuses", souligne son directeur général, Fabrice Abraham.

Un marché "fracturé". Le marché reste "fracturé", avec un "manque de biens à la vente dans les grandes métropoles ou les centres villes" et "un stock encore important dans les territoires ruraux", commente de son côté Laforêt. Les délais de vente se sont raccourcis à 89 jours en moyenne en France chez Guy Hoquet et 86 jours chez Laforêt, 61 et 56 jours respectivement à Paris. Cela "témoigne de la tension du marché", estime Christine Fumagalli, présidente d'Orpi depuis le 1er janvier,

Et l'année 2018 ?
Christine Fumagalli, présidente d'Orpi aborde "sereinement" 2018, grâce à des taux de crédit toujours très bas. "L'optimisme est de mise" pour l'an prochain renchérit Guy Hoquet, notant une décélération de la hausse des prix fin 2017, tandis que Laforêt attend un marché plus "modéré" au terme d'une année "hors norme".