L'OFCE étudie les perspectives économiques du prochain quinquennat

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L'OFCE étudie les perspectives économiques du prochain quinquennat
Le chômage pourrait atteindre 7,7% en 2022, selon l'OFCE. @ LOIC VENANCE / AFP
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L'OFCE a étudié l'économie française "à environnement inchangé", c'est-à-dire sans changement économique majeur. 

Une croissance qui accélère et un chômage qui poursuit sa lente décrue : l'OFCE a réalisé une simulation de la trajectoire économique de la France pour le prochain quinquennat "à environnement inchangé", afin d'alimenter le débat public avant les élections. "Cela doit participer au diagnostic de l'état de la France", a expliqué à Xavier Ragot, président de l'Observatoire français de conjoncture économique. Ainsi, "nous allons essayer d'inciter les candidats à la présidentielle à préciser leur vision de la France et à verbaliser les accords et les désaccords sur l'état du pays", a-t-il indiqué.

Le taux de chômage "se réduirait à 7,7 fin 2012." Les experts de l'OFCE ont donc étudié les trajectoires de l'économie française en partant de deux grandes hypothèses : que "les ajustements budgétaires annoncés dans le programme pluriannuel du projet de loi de finances pour 2017 soient respectés" - autrement dit que le prochain gouvernement respecte les engagements de réduction du déficit - et que "l'économie française ne connaisse pas de chocs économiques importants dans les cinq ans à venir".

Dans ces conditions, selon l'OFCE, la croissance française devrait s'établir à un niveau proche de 1,6% en moyenne au cours du prochain quinquennat. En 2016, elle atteignait 1,1%. Par ailleurs, "le taux de chômage se réduirait progressivement et atteindrait 7,7% fin 2022". Il ressortait fin 2016 à 9,7% de la population active en métropole et à 10,0% en France entière, selon l'Insee. L'inflation, pour sa part, "se rapprocherait progressivement d'un rythme de 2%, avec une probabilité de 70% de se situer dans un intervalle compris entre 1,3% et 2,1% en 2022", selon la note.

Pas une prévision. La dette publique diminuerait pour atteindre 89,4% du PIB en 2022 (96,1% en 2015), quand le taux de prélèvement obligatoire se stabiliserait à 44,3% du PIB (44,7% en 2015) et la part de la dépense publique baisserait pour atteindre 54,1% du PIB en 2022 (57% en 2015). "Au final, à l'horizon de la fin du prochain quinquennat, l'ajustement réalisé jusqu'à aujourd'hui dégage des marges de manœuvre limitées mais significatives", souligne la note. Il ne s'agit pas d'une prévision, a insisté Xavier Ragot, indiquant que l'OFCE en ferait une au début de l'été en s'appuyant sur le programme du vainqueur à la présidentielle.