Location de voiture : Bruxelles veut stopper les abus

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Location de voiture : Bruxelles veut stopper les abus
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ARNAQUE - Certaines sociétés de location de voitures en ligne ont été épinglées par la Commission européenne.

"Le marché unique devrait être une réalité quotidienne non seulement pour les grandes entreprises internationales, mais aussi pour les consommateurs européens", a rappelé Michel Barnier, vice-président de la Commission européenne chargé du marché intérieur et des services. En effet, certaines sociétés de location de voitures profitent de leurs sites de réservation en ligne pour augmenter les prix si la commande est passée depuis un autre pays que celui qui héberge le site. En d’autres termes, si une personne veut louer une voiture au Royaume-Uni, depuis l’Allemagne, le prix peut varier du simple au double. Une pratique jugée discriminatoire à laquelle Bruxelles souhaite mettre fin.

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Des pratiques frauduleuses. Afin de faire payer le prix le plus élevé possible aux consommateurs, les loueurs utilisent un système de réacheminement automatique vers son site national après avoir identifié l’origine de son IP. Quand elles ne bloquent pas purement et simplement la réservation en ligne en raison de l’adresse IP. Enfin, la Commission européenne souligne que "même sans réacheminement, le consommateur peut se voir imposer un prix différent après avoir saisi le nom de son pays de résidence sur le site internet de la société de location de voitures concernée".

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Un avertissement écrit pour les loueurs. Afin de mettre un terme à ces pratiques discriminatoires, qui ont fait l’objet de plaintes par de nombreux européens, la Commission a envoyé une lettre aux loueurs. Six sociétés ont été contactées : Sixt, Enterprise, Goldcar, Europcar, Hertz et Avis. Les trois premières ont répondu à la lettre de la Commission de manière satisfaisante. Les trois autres, toutefois, ont ignoré ces premières mises en garde et sont sommées de prendre de nouvelles actions avant le 30 août 2014.

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Rendre publique ces pratiques pour éviter les problèmes. "La Commission a décidé de la rendre publique (sa lettre, ndlr), dans l'intérêt des consommateurs", peut-on lire dans un communiqué. L’objectif des instances européennes et de pousser les consommateurs à la vigilance et leur demande de rechercher des services de qualité à des prix compétitifs dans l'ensemble du marché unique de l'UE. De plus, la Commission "exhorte les autorités des États membres à faire plein usage de leurs pouvoirs d'exécution afin que le droit de l'UE et les législations nationales soient appliqués avec fermeté pour protéger les droits des consommateurs".