L'exécutif envisage de rendre "mensuels" les chiffres du chômage

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L'exécutif envisage de rendre "mensuels" les chiffres du chômage
Le taux de chômage mesuré par l'Insee selon les normes du Bureau international du travail (BIT) est publié tous les trois mois.@ AFP
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Aujourd'hui, la publication des chiffres du chômage de l'Insee est trimestrielle.

Le gouvernement envisage de rendre mensuelle la publication du taux de chômage de l'Insee, aujourd'hui trimestrielle, a annoncé jeudi le secrétaire d'État Jean-Marie Le Guen. Aujourd'hui, deux thermomètres du chômage coexistent : le nombre d'inscrits sur les listes de Pôle emploi, publié tous les mois, et le taux de chômage mesuré par l'Insee selon les normes du Bureau international du travail (BIT), publié tous les trois mois. "Nous sommes en train de travailler pour faire en sorte qu'il puisse y avoir, effectivement, soit une publication mensuelle des chiffres du BIT, soit prendre l'habitude d'avoir une vraie lecture économique et sociale de ces chiffres (de Pôle emploi), c'est-à-dire de les regarder en tendance et de les regarder de façon trimestrielle", a déclaré Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'État chargé des relations avec le Parlement, lors des questions au gouvernement.

"Une meilleure mesure". Il répondait à la place de la ministre du Travail Myriam El Khomri, en déplacement en Guadeloupe, à une question du sénateur Philippe Dallier (LR), rapporteur début octobre d'un rapport sur les chiffres du chômage. Ceux de l'Insee sont "une meilleure mesure" que ceux de Pôle emploi, qui ne sont "pas, à eux seuls, un indicateur fiable et pertinent", concluait le document. "Vous avez raison de dire que ce qui est beaucoup plus significatif, ce sont des chiffres qui peuvent être comparés au plan international, c'est-à-dire les chiffres du Bureau international du travail", a estimé Jean-Marie Le Guen, concédant les "limites" de l'indicateur de Pôle emploi.

En décalage avec la conjoncture. L'indicateur a enregistré successivement une très forte hausse en août (+50.200) puis une baisse encore plus forte en septembre (-66.300), deux évolutions qui, prises séparément, sont en décalage avec la conjoncture.