L'État ne compte pas devenir actionnaire majoritaire de STX France

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L'État ne compte pas devenir actionnaire majoritaire de STX France
La filiale de construction navale de STX a été placée en redressement judiciaire en septembre.@ LOIC VENANCE / AFP
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Le gouvernement sera néanmoins vigilant sur le choix du repreneur et n'hésitera pas à activer sa minorité de blocage.

Le gouvernement a déclaré lundi qu'il ne souhaitait pas prendre le contrôle du chantier naval de Saint-Nazaire (STX France), mis en vente par leur propriétaire sud-coréen STX, mais entendait bien "peser dans le choix du repreneur". Le quotidien Libération affirmait dans son édition de lundi que l'État français, déjà présent au capital de STX France, pourrait devenir l'actionnaire majoritaire du chantier naval.

Développement sur le long terme. "L'objectif du gouvernement n'est pas de devenir actionnaire majoritaire de la société STX France mais il est de peser dans le choix du repreneur pour que les chantiers de Saint-Nazaire puissent disposer d'un actionnariat industriel solide capable d'accompagner leur développement sur le long terme", affirme dans ce communiqué le secrétaire d'État à l'Industrie Christophe Sirugue. Le sud-coréen STX Offshore and Shipuilding a annoncé début septembre vouloir vendre le chantier naval de Saint-Nazaire avant fin 2016.

Plusieurs repreneurs intéressés. Bercy précise que "depuis le placement de STX Offshore and Shipbuilding (filiale de construction navale du conglomérat STX, ndlr) en redressement judiciaire au début du mois de septembre, avec un plan de redressement incluant la cession de la participation du groupe coréen dans les chantiers de Saint-Nazaire, le gouvernement a initié des discussions avec plusieurs repreneurs industriels intéressés, dans le but d'anticiper les décisions qui seront prises par le tribunal de commerce de Séoul et le groupe STX au terme du processus de vente".

L'État a une minorité de blocage. Ainsi, l'État, qui détient le tiers du capital de STX France, "bénéficie du levier de sa minorité de blocage (...) et des droits qui lui sont conférés par le pacte d'actionnaire". Par ailleurs, souligne le ministère, "selon l'identité de l'acquéreur, l'État pourra mobiliser la réglementation des investissements étrangers en France (dispositif Montebourg, ndlr), qui lui donne des moyens importants pour s'opposer à une prise de contrôle des chantiers de Saint-Nazaire qui ne serait pas conforme aux intérêts nationaux".