Dans les magasins, les voleurs ont la vie dure

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Dans les magasins, les voleurs ont la vie dure
@ Reuters
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LARCINS - Les vols dans les magasins français ont été en forte baisse en 2013, le résultat d'investissements en sécurité des fabricants. 

Les voleurs doivent-ils se faire du mouron ? C'est une forte baisse que connaissent les vols en magasins en France. En 2013, ils ont en effet chuté de 20%, selon le baromètre mondial et annuel de Checkpoint, rapporté par LSA-Commerce et Consommation. L'explication vient d'un regain d'investissements en matière de sécurité des commerçants mais aussi des fabricants.

Un taux de "démarque inconnue" en baisse. Comment les magasins calculent-ils les vols dont ils sont victimes ? C'est simple : ils comparent le stock théorique avec les inventaires qu'ils font régulièrement de leurs rayons. Et pour la France, la surprise est de taille. En 2013, cet écart a été de 4,4 milliards d'euros, soit 20% de moins qu'en 2012. La somme représente 1,09% des ventes totales annuelles, tout de même l'équivalent des ventes  de whiskys, de champagne, de boissons anisés et de gâteaux apéritifs.

Le pays où les voleurs sont les moins actifs en magasins est la Norvège et que celui où ils sont les plus actifs est le Mexique.

S'équiper contre le vol. Les commerçants, à échelle mondiale, investissent de plus en plus pour lutter contre le vol. La raison ? Les distributeurs sont confrontés à une moindre consommation des clients et par conséquent, ils voient que, malgré les "coûts engagés" dans la sécurité, il y a "un retour sur investissement". 

Portiques et antivols ? Pour lutter contre le vol, les distributeurs collaborent de plus en plus avec les fabricants pour une protection "à la source", c'est-à-dire dès la fabrication du produit. "Aujourd’hui, dans un hypermarché Français, plus de 5.000 références sont déjà protégées à la source. Un chiffre en croissance de 15 à 20% par an", estime Patrice Bahuaud, interrogé par LSA-Commerce et consommation. Il faut dire que le prix de l’étiquette aimantée, qui équipent massivement les DVD et les CD, est tombé à 10 centimes d’euro, c'est-à-dire dix fois moins qu’il y a dix ans. De quoi convaincre les fabricants à l'adopter. 

Que ce soit en Europe ou dans le reste du monde, ces étiquettes ou macarons de sécurité représentent la moitié des moyens de lutte contre le vol, loin devant les portiques de sécurité ou les boîtiers sécurisés.

Les vols en magasin... mais pas que. Le voleur n'est pas forcément un client. Les vols à l'étalage ne représentent en Europe que 38,6% des vols. Arrivent ensuite les pertes dites "administratives" (24,8%), les vols par les salariés (21,9%) et les fraudes des fournisseurs (14,7%).

Qui vole et pourquoi ? Concernant les vols à l'étalage, le baromètre Checkpoint dresse un portrait-robot du voleur à l'échelle mondiale. Il s'agit souvent d'un homme de 18 à 45 ans, qui vole plus à l'approche des fêtes de fin d'année. L'objectif ? Revendre l'objet du larcin.  Les voleurs s'intéressent donc aux objets petits, discrètement chipés, discrètement revendus. Ils apprécient par conséquent les accessoires de mode, les produits de maquillage, l'outillage électrique et les spiritueux. 

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