Les soldes flottants sont en sursis

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Les soldes flottants sont en sursis
La ministre du Commerce veut une table ronde pour réfléchir au système des soldes flottants
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La ministre du Commerce veut une table ronde pour réfléchir au système des soldes.

Soldes officiels deux fois par an, soldes flottants au bon vouloir des commerçants, promotion quasi toute l'année... Sylvia Pinel, la ministre de l'Artisanat et du Commerce veut simplifier tout cela. Dans une interview au Monde, elle propose la tenue d'une table ronde sur le sujet. La ministre souhaite notamment étudier la suppression pure et simple des soldes flottants.

Les soldes flottants dans le viseur

Sylvia Pinel dit s'appuyer sur une étude du Credoc et de l'Institut français de la mode qui préconise "la réorganisation du système des soldes". Les soldes flottants, mis en place en 2009, sont particulièrement dans le viseur du rapport qui estime qu'ils "n'ont pas eu d'impact sur la consommation, et ont entrainé une perte de lisibilité du dispositif même des soldes".

La ministre du Commerce propose donc d'organiser un débat à la rentrée "avec les professionnels concernés et les associations de consommateurs". L'objectif est de "faire évoluer les règles en tenant compte de la nécessité de préserver le pouvoir d'achat", assure Sylvia Pinel.

"Je ne suis fermée à aucune proposition"

Sylvia Pinel affirme n'avoir pris encore aucune décision sur le sujet. "Je ne suis fermée à aucune proposition", déclare-t-elle. "Je souhaite mener cette réforme dans la concertation (...) préférable à l'empilement des textes législatifs sans avoir analysé leur portée concrète", conclut la ministre.

Pour Charles Melcer, président de la Confédération des commerçants de France, la fin des soldes flottants serait une bonne nouvelle. "95% les professionnels ne veulent pas des soldes flottants, à part ceux qui font rentrer de la marchandise pour la solder", fait-il remarquer. Ce qui lui faire dire, plus sur la forme que sur le fond : "Je veux bien qu'on fasse une réunion de plus", dit-il sur Europe 1, mais le constat sera le même, assure-t-il.