Les salariés du BHV disent non, de peu, au travail dominical

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Les salariés du BHV disent non, de peu, au travail dominical
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Si l'accord avait été validé, le BHV-Rivoli aurait été le premier grand magasin à s'être doté d'un texte sur les ouvertures dominicales tel que prévu par la loi Macron. 

Les salariés du BHV-Rivoli (groupe Galeries Lafayette) se sont exprimés à une courte majorité contre le projet d'accord sur le travail dominical, qui ne sera donc pas signé, a-t-on appris dimanche de sources syndicales.

Non au travail le dimanche. Une consultation des salariés avait été organisée de vendredi à dimanche et le non l'a emporté par "640 voix contre 627", ont indiqué la CGT (majoritaire) et SUD Solidaires BHV (2ème syndicat).
Le résultat de cette consultation déterminait la mise en application, ou pas, de ce projet d'accord qui vise à pouvoir ouvrir tous les dimanches le magasin, situé dans le Marais, l'une des zones touristiques internationales (ZTI) créées par la loi Macron.  

Un résultat "très serré, très partagé". Deux des quatre syndicats, la CGT, qui bataille contre le travail du dimanche, et la CFTC, avaient déjà fait savoir qu'elles ne signeraient pas le texte. Les deux autres, SUD Solidaires BHV et CFE-CGC, attendaient le résultat de la consultation pour se déterminer. Le syndicat SUD Solidaires BHV annonce dans un communiqué qu'il "ne signera pas" cet accord pour tenir compte du vote qui s'est exprimé.
"C'est un résultat très serré, très partagé", a reconnu Florine Biais, déléguée CGT au BHV, en se disant "très satisfaite" du non des salariés.

Si l'accord avait été validé, le BHV-Rivoli aurait été le premier grand magasin à s'être doté d'un texte sur les ouvertures dominicales tel que prévu par la loi Macron, la perspective d'aboutir à un accord au niveau de la branche étant fortement compromise.