Les salariés de Spanghero bientôt fixés

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Les salariés de Spanghero bientôt fixés
@ MaxPPP
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Le gouvernement pourrait décider lundi de la reprise ou non de l'activité de l'entreprise.

Spanghero va-t-elle pouvoir redémarrer ? Lundi, Stéphane Le Foll, le ministre de l'Agriculture, doit rendre sa décision sur l'avenir de l'entreprise de Castelnaudary dont l'activité est en suspens depuis jeudi.

• Les salariés inquiets. Pour les 300 personnes qui travaillent chez Spanghero, l'attente est longue. Depuis cinq jours, ils sont au chômage technique, dans l'attente de la fin de l'enquête de la Direction de la répression des fraudes. Lundi, les délégués du personnel seront reçus par Stéphane Le Foll, Benoît Hamon (ministre délégué à la Consommation) et Guillaume Garot (ministre délégué à l'Agroalimentaire).

Pour les syndicats, cette réunion aura pour principal objectif d'obtenir le redémarrage d'une partie au moins de l'activité de l'entreprise. "Il ne faut pas rajouter la crise à la crise", a souligné dimanche Claude Hill, délégué CFDT de Spanghero. Selon lui, il n'y a pas de raison valable de paralyser les lignes de fabrication de plats cuisinés et de saucisses, qui ne contiennent pas de bœuf.

Décision du gouvernement lundi. Le gouvernement pourrait d'ailleurs accéder à la demande des syndicats. Stéphane Le Foll, invité dimanche du Grand Jury sur RTL, a en effet estimé disposer "dès demain (lundi,ndlr) des éléments intermédiaires qui permettront de prendre des décisions". Dans un communiqué publié un peu plus tôt, le ministre de l'Agriculture avait indiqué distinguer "la responsabilité de l'action qui semble relever des dirigeants de Spanghero, du travail de ses salariés."

"Il y a eu tricherie". De son côté, la direction de l'entreprise nie toujours toute malversation. Le PDG de l'entreprise, Barthélémy Aguerre, expliquait vendredi sur Europe 1 que "la magouille (…) vient d'ailleurs". Une ligne de défense fragilisée par un certain nombre de factures saisies par la répression des fraudes. Les agents de la DGCCRF disposeraient aujourd'hui de suffisamment d'éléments pour établir des faits de tromperie qui, s'ils étaient avérés, pourraient entraîner des peines de prison. "Il y a eu tricherie, il y a eu tromperie, il y a eu fraude", a martelé dimanche Stéphane Le Foll.