Les salariés de New Fabris déçus par les propositions d’Estrosi

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Les salariés de New Fabris déçus par les propositions d’Estrosi
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Ils demandaient une prime de 33.000 € sous peine de faire sauter l’usine. Le ministre de l’Industrie leur a proposé 11.000 € mercredi.

La rencontre entre les salariés de New Fabris et le ministre de l'Industrie a duré plus d'une heure mercredi à Bercy. Christian Estrosi a donc proposé aux 366 salariés de l'usine une prime de 11.000 €.

Cette "aide personnelle à la recherche d'emploi" serait financée par les clients de New Fabris, les constructeurs Renault et PSA, qui se sont engagés à racheter les stocks (évalués par le tribunal de commerce à 2,4 millions d'euros) et une partie de l'outillage (1,3 million), selon le ministre.

Une mesure jugée insuffisante par les syndicats. Les salariés de l'usine en liquidation judiciaire réclamaient 30.000 euros de prime extra-légale, au-delà des indemnités minimales prévues par la loi, sous peine de faire sauter l’usine. Une menace finalement levée lundi.

En outre, 18 salariés de plus de 56 ans pourront bénéficier "de manière dérogatoire" à une allocation spéciale, a annoncé le ministre. Ils pourraient ainsi partir en pré-retraite. Les salariés auront aussi droit au Contrat de transition professionnelle, un dispositif de reclassement réservé à quelques bassins d'emplois. Dans ce cadre, chaque salarié touchera "une indemnisation légale de 17.500 euros" et leur salaire sera garanti "à hauteur de 95% pendant un an", a assuré Christian Estrosi. 236 des 366 salariés ont déjà signé un CTP et n'ont donc plus "les mêmes revendications" de 30.000 euros de prime, d'après lui.

Les salariés de New Fabris se prononceront jeudi sur les propositions gouvernementales lors d’une assemblée générale. Ils décideront en milieu de journée de réinstaller ou non les bonbonnes de gaz.

Une nouvelle réunion avec les syndicats doit par ailleurs se tenir à 16 heures jeudi à la sous-préfecture de Châtellerault.