Les recalés du sommet social

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Les recalés du sommet social
Certaines organisations protestent car elles n'ont pas été invitées au sommet social de l'Elysée.@ Maxppp
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Certaines organisations n’apprécient pas de n’avoir pas été invitées au sommet organisé à l’Elysée.

Mercredi, ils resteront à la porte du palais de l’Elysée. Un certain nombre d’organisations ne figurent pas sur la liste des invités du sommet social de Nicolas Sarkozy. Cinq grands syndicats y participeront (la CGT, FO, la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC), ainsi que trois organisations patronales (le Medef, la CGPME et l’UPA). L’Unsa, l’Union nationale des syndicats autonomes, ne sera ainsi pas à l’Elysée mercredi. Elle a cependant été reçue en amont par le ministre du Travail, Xavier Bertrand.

Lundi, elle a réclamé une intersyndicale "pour tenter de faire valoir une parole commune du syndicalisme français" et demandé des "mesures d’urgence sur l’emploi". Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, invité au sommet, a de son côté appelé à un rassemblement avec la FSU et Solidaires, deux organisations qui ne sont pas invitées, juste avant l’ouverture des discussions.

Associations de chômeurs et monde agricole

Plusieurs associations de chômeurs, pas conviées non plus mercredi, ont fait part de leur désarroi dans un appel relayé sur Internet, et soutenu par la FSU et Solidaires. "Parce qu’il n’est pas possible de prendre des décisions concernant la vie des chômeurs et précaires sans leur demander leur avis […], nous, associations de chômeurs et de précaires, demandons officiellement à être invitées à ce sommet social pour l’emploi", lancent les organisations dans un appel.

Un autre représentant du monde économique se plaint de ne pas faire partie de la liste : Xavier Beulin, président de la FNSEA, s’est fendu d’une lettre à Nicolas Sarkozy pour expliquer ce qu’il aurait pu y dire. Le représentant du monde agricole fustige un sommet qui se fera "sans la FNSEA et sans les représentants d’entreprises employant près du quart de la population active".

L’organisation affirme qu’elle "aurait aimé que soit entendue la voix des très petites entreprises qui font vivre les territoires de France et sont non délocalisables". Pour la FNSEA, la question de la mise en place d’une "TVA emploi" mérite "un vrai débat, entre partenaires sociaux, avec l’Etat et l’ensemble des forces politiques de notre pays".