Les pistes de l'Etat pour sauver les chantiers navals STX de Saint-Nazaire

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Le temps est à la perturbation chez STX France. Le problème ne vient pas des commandes du constructeur naval qui sont au beau fixe, mais de l'actionnaire majoritaire coréen en faillite.

Après Alstom, l'Etat pourrait venir au secours des chantiers navals STX à Saint-Nazaire. La piste serait à l'étude, selon le journal Libération. Si les chantiers navals STX se portent bien avec un carnet de commande fourni, c'est du côté de l'actionnaire coréen du constructeur naval que le bât blesse.

L'Etat déjà actionnaire à hauteur d'un tiers du capital. Le groupe asiatique est à vendre et les chantiers navals attendent donc des repreneurs. Ce qui inquiète l'Etat en cas de vente globale, c'est que ce soit un groupe chinois - aujourd'hui en très bonne place - qui s'empare du savoir-faire de l'entreprise de construction navale. L'Etat étudie toutes les pistes pour garder le contrôle. Il a déjà une sorte de droit de veto pour garder la main sur les activités stratégiques. Par ailleurs, l'Etat qui possède un tiers du capital, pourrait chercher seul ou avec des partenaires à en posséder l'intégralité. DCNS qui fabrique des bateaux de l'armée pourrait faire partie de ce partenariat.

300 à 400 millions d'euros. L'opération de rachat est estimée entre 300 et 400 millions d'euros. Une somme non négligeable mais, en période électorale, cette action pourrait marquer les esprits.