Les New Fabris votent la fin du mouvement

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Les New Fabris votent la fin du mouvement
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Les salariés, qui avaient menacé de faire sauter leur usine, ont voté par 204 voix contre 24, la fin de leur mouvement.

C'est l'épilogue du mouvement chez New Fabris. Les salariés de l'équipementier automobile ont voté par 204 voix contre 24 le projet d'accord, vendredi, lors de l'Assemblée générale. Ils avaient menacé début juillet de faire sauter leur usine avec des bonbonnes de gaz, fixant le 31 juillet comme date limite.

L'accord final ne satisfait que partiellement leurs revendications. Une aide de 12.000 € net sera versée à chacun des 366 salariés de New Fabris -au lieu des 11.000 euros brut promis la semaine dernière-, a annoncé le ministère de l'Industrie Christian Estrosi, vendredi matin. Cette aide s'ajoute à l'indemnisation légale de licenciement comprise entre 17.500 et 19.000 euros. Guy Eyermann (CGT), porte-parole des 366 salariés de New Fabris, s'est dit "déçu" par la nouvelle proposition d'aide du gouvernement, la jugeant "toujours aussi minable". "C'est le dialogue social qui a gagné", a estimé, de son côté, Christian Estrosi. Il s'est félicité d'une "sage décision" et a jugé que "les salariés se mettent ainsi en situation d'aborder l'avenir avec le maximum de garanties".

Les salariés de New Fabris, un spécialiste de la fabrication de pièces mécaniques pour l'automobile placé en liquidation, réclamaient 30.000 euros d'indemnités par employé à leurs principaux clients, Renault et Peugeot. A l'issue d'une réunion organisée le 22 juillet au ministère de l'Industrie, une première offre fixée à 11.000 euros leur avait été proposée.

Ségolène Royal, au cours d'un échange téléphonique avec Christian Estrosi, le ministre de l'Industrie, avait réclamé jeudi un "geste supplémentaire" pour les 366 salariés de l'entreprise. La présidente socialiste du conseil régional Poitou-Charentes juge que "l'Etat et les constructeurs" doivent faire "un effort financier supplémentaire".