Les "New Fabris" veulent un geste de l'Etat

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Les "New Fabris" veulent un geste de l'Etat
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Les salariés de l'entreprise, qui menaçaient de faire sauter l'établissement le 31 juillet, vont rencontrer le ministre de l'Industrie, mercredi.

Les New Fabris calment le jeu, mais attendent toujours un geste de l'Etat. Les salariés de l'équipementier automobile, qui menaçaient de faire sauter leur usine avec des bouteilles de gaz le 31 juillet s'ils n'obtenaient pas une prime de 30.000 euros par personne, ont finalement retiré lundi ces bouteilles des toits de l'usine. La décision a été prise lors d'une assemblée générale à Châtellerault, dans la Vienne.

Prochaine étape, désormais : une rencontre avec le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, mercredi à 13 heures, pour une délégation de salariés. Le ministre avait fait du retrait des bonbonnes de gaz un préalable à toute rencontre.

Eric Poisson, délégué CFDT de New Fabris, attend un geste ferme de l'Etat :


"Il faudra des avancées significatives [...]" a averti de son côtée le délégué CGT de l'entreprise, Christian Paupineau. "Les bouteilles vont être entreposées et surveillées et elles peuvent être de nouveau installées à tout moment", précise-t-il.

Environ 150 des 366 salariés de l'usine avaient manifesté jeudi devant le siège de Renault à Boulogne-Billancourt, pour réclamer ces indemnités au groupe automobile, l'un des principaux donneurs d'ordre de l'usine aux côtés de PSA. Quarante-huit heures après la médiatisation du conflit des "Fabris", les salariés de Nortel à Châteaufort , dans les Yvelines, avaient décidé d’opter pour le même type d'action "coup de poing".