Les groupes français désertent l’Egypte

  • A
  • A
Les groupes français désertent l’Egypte
@ REUTERS/DR
Partagez sur :

Face à la tension croissante, les firmes françaises évacuent leurs expatriés.

Lafarge, Danone, France Telecom, Alstom, les hôtels Accor… Tous ces groupes français sont en train de procéder à l’évacuation de leurs ressortissants en Egypte, alors que les troubles se multiplient dans le pays.

Inspirés par la révolution tunisienne, les Egyptiens manifestent depuis six jours, un mouvement qui a déjà fait 125 morts et s’accompagne de nombreux pillages. Les entreprises françaises s’organisent donc pour rapatrier les expatriés, bien qu’il n’y ait eu encore aucun incident les visant directement.

Une “précaution“ face à “une tension réelle“

“Nous n’avons pas le sentiment d’être pris pour cible mais il y a une tension réelle, il y a des pillages un peu partout au Caire“, a expliqué Thierry Dejame, le responsable du groupe Accor en Egypte.

C’est pourquoi ce cadre du groupe hôtelier a entamé une procédure d’évacuation. “ Par mesure de précaution, nous avons décidé de rapatrier la plupart de nos expatriés. Dans un premier temps, on les a rapatriés sur un hôtel proche de l’aéroport et ensuite nous attendons que les premiers avions puissent sortir“, a-t-il détaillé.

France Telecom aussi

Le groupe français France Telecom fait de même avec ses employés et leurs familles, soit une vingtaine de personnes. "Tous ceux qui voudront rentrer pourront le faire ce lundi", a indiqué une porte-parole du groupe, qui compte tout de même compte 26 millions de clients en Egypte à travers sa filiale Mobinil.

Plusieurs autres grandes entreprises françaises, Lafarge, Danone, Alstom et Crédit Agricole, ont aussi annoncé dimanche le rapatriement d'une partie de leurs salariés français dans ce pays.

Les entreprises au ralenti

Ces évacuations s’accompagnent pour plusieurs grandes firmes de l’arrêt temporaire de leurs sites en Egypte. C’est notamment le cas du cimentier français Lafarge et du constructeur automobile Nissan, qui ont fermé leurs usines.

Même constat chez le sous-traitant automobile Valeo ou encore le spécialiste de la gestion d’électricité Schneider. Le groupe de BTP Vinci a aussi dû interrompre le chantier du métro du Caire, tandis que son homologue Bouygues Travaux Publics a fermé ses locaux depuis vendredi 28 janvier.