Les difficultés de mobilité, un frein à l'emploi pour près d'un quart des Français

  • A
  • A
Les difficultés de mobilité, un frein à l'emploi pour près d'un quart des Français
Que ce soit pour les automobilistes ou les usagers du train, il est parfois difficile de se rendre à un entretien d'embauche ou à une formation. Image d'illustration. @ GAIZKA IROZ / AFP
Partagez sur :

74% usagers de TER disent aussi rencontrer des difficultés "de temps en temps", selon une étude publiée mercredi.

Près d'un Français sur quatre dit avoir déjà refusé un travail ou une formation faute de moyen de transport pour se déplacer, selon un sondage Elabe pour le Laboratoire de la mobilité inclusive paru mercredi.

Presque un jeune sur deux concerné. Les difficultés d'accès à la mobilité au quotidien sont perçues comme un frein à l'emploi par 86% des Français, détaille l'institut de sondage. Près d'un quart des personnes interrogées (23%) ont déclaré avoir déjà renoncé à un travail ou à une formation parce qu'elles ne pouvaient pas s'y rendre. Ce taux monte à 43% chez les jeunes, et à plus de 50% chez les populations les plus fragiles socialement (vivant dans un foyer avec moins de 1.000 euros par mois).

Les titulaires du permis B sont moins concernés (17% d'entre eux ont renoncé à un emploi) que les non-titulaires (37%). Près d'un Français sur cinq (19%) dit également avoir déjà renoncé à se rendre à un entretien d'embauche ou "dans une structure d'aide à la recherche d'emploi" (type Pôle emploi) par manque de moyens pour se déplacer, précise le sondage.

Aussi des difficultés dans les transports en commun. Plus globalement, 43% des sondés affirment avoir au moins "de temps en temps" des difficultés dans leurs déplacements quotidiens pour accéder à leur lieu de travail, d'études ou autres activités. Ces problèmes s'accentuent parmi les usagers des transports en commun : 74% des usagers de TER disent rencontrer des difficultés "de temps en temps", 66% des usagers du métro/RER, 67% des habitants de la région parisienne, 53% de banlieue. Enfin, près de la moitié trouvent que les transports ne sont pas assez développés dans leur zone d'habitation.