Les consommateurs boudent les fruits de l’été

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Les consommateurs boudent les fruits de l’été
La pluie mine le moral des producteurs de fruits et légumes d'été.@ MAXPPP
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Melons, pêches et nectarines n’ont pas le succès escompté avec le temps gris de juillet.

Le moral des producteurs de fruits et légumes n’est pas au beau fixe. Après un début de saison estivale extrêmement sec, la pluie a fait son apparition en juillet. Ce qui n’est pas de bon augure pour la consommation des fruits de l’été. Car sans le soleil les vacanciers les boudent.

"La météo s’additionne à tous les problèmes"

Ce manque d’engouement des consommateurs touche particulièrement les producteurs de pêches et de nectarines. Pour Bruno Darnaud, président de l’AOP pêches et nectarines, "la baisse de la consommation est liée à la météo". Et, déplore-t-il sur Europe 1, "ça s’additionne à tous les problèmes". Les producteurs doivent en effet en plus faire face à la concurrence étrangère.

"La concurrence espagnole est très très importante, parce qu’elle est aggravée par la crise financière espagnole", explique Bruno Darnaud. La première semaine de juillet, 55% des pêches et nectarines vendues par les grossistes venaient d’Espagne ou d’Italie, regrette l’AOP pêches et nectarines. Les fruits espagnols "inondent le marché européen. Face à cela on essaye de résister en mettant en avant la qualité de la pêche et de la nectarine françaises".

Bruno Darnaud en appelle à la mobilisation des consommateurs durant les deux derniers week-ends du mois de juillet. Des ventes au déballage sont mises en place. Ce dispositif exceptionnel permet d’installer les étals sur les parkings des grandes surfaces pour vendre la production en surstocks. Les tomates sont également autorisées, ainsi que les prunes, les abricots et les concombres.

La pluie risque de perturber la production de melon

La situation est également compliquée pour les producteurs de melon. Non seulement la météo ne donne pas envie de consommer ce fruit d’été, mais pire encore, la pluie et les températures basses risquent de retarder la production.

"Les mois de juillet et d’août, le melon est à son apogée", explique Bernard Miozzo, animateur de l’association interprofessionnelle du melon, qui précise qu’aujourd’hui les producteurs "ont du mal à trouver des melons dans les melonnières". Il craint que si la météo ne s’améliore pas "le melon ne sortira pas début août" comme à son habitude.