Les banques en ligne, ça vaut quoi ?

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Les banques en ligne, ça vaut quoi ?
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WEB - En lançant Hello Bank en juin en France, la BNP investit un secteur en plein boom.

Dans un mois, les "pure-players" bancaires français accueilleront un petit nouveau : Hello Bank. Présenté jeudi par la BNP, cette banque lancée dès jeudi en Belgique et Allemagne - le 17 juin en France et en octobre en Italie - est exclusivement disponible par Internet et surtout mobile, chassant sur les terres de Boursorama (Société générale) ou Fortuneo (Crédit mutuel), les principales banques dématérialisées. Zoom sur un secteur en plein essor.

Les consommateurs changent. Ces banques en ligne qui ne sont pas rattachées à une agence physique - appelés "pureplayers" - se développent fortement depuis deux ans. "Le marché change", analyse pour Europe1.fr Ludovic Herschlikovitz, président-fondateur de Choisir-ma-banque.com, un comparateur en ligne. "Les consommateurs sont plus jeunes, dotés d'accès numériques, qui veulent de moins en moins de conseiller personnel et qui préfèrent gérer leurs comptes tout seul", ajoute-t-il. Les banques en ligne pèsent aujourd'hui 3% du marché, et Hello Bank compte bien prendre sa part, en visant 1,4 million de clients au total en France, Belgique, Allemagne et Italie à l'horizon 2017. Un projet "ambitieux" pour Ludovic Herschlikovitz.

banque en ligne

© capture banqueenligne.com

La France s'y prête bien. Véritablement lancée en France par le Néerlandais ING avec ING Direct, la dématérialisation fonctionne bien en France. "Nous sommes le pays le plus bancarisé d'Europe avec 99% des Français qui ont un compte", appuie l'expert. "Et nous sommes très connectés, dotés en plus d'un très bon réseau internet", ajoute-t-il. Néanmoins, la banque en ligne s'adresse plutôt à des clients multibancarisés.

>> Lire aussi : les Français préfèrent Internet à leur banquier

Des frais réduits. Pas d'agence physique, moins de personnel à payer, les banques en ligne n'ont pas les mêmes besoins financiers que les autres pour fonctionner. Elles peuvent donc consentir de sérieux efforts dans leurs prix, voire offrir de nombreux services, comme les cartes de crédit (classique ou gold), les commissions d'intervention, ou la hotline. Revers de la médaille, faute de guichet, on ne peut déposer ses chèques - il faut les envoyer - ni retirer du liquide au guichet. Sauf pour Hello Bank, qui travaillera en collaboration avec les agences physiques pour ces services, contrairement à Boursorama (Société générale) ou Fortuneo (Crédit Mutuel). Consultez par exemple la grille tarifaire de Hello Bank telle que proposée en Belgique dès jeudi :

Des conditions d'accès plus exigeantes. Si le droit de détenir un compte bancaire est obligatoire en France, les conditions d'accès à un compte en ligne sont plus restrictives. Chez Hello Bank, il faut par exemple justifier à l'ouverture d'un compte d'un "revenu net minimum mensuel de 1400 euros ou d’un dépôt de 5 000 euros pour un compte individuel et d’un revenu net minimum mensuel de 2.200 euros ou d’un dépôt de 5.000 euros pour un compte collectif". Chez Boursorama, la grille tarifaire montre qu'il faut 2.400 euros nets par mois minimum ou 10.000 euros d'encours pour bénéficier de la carte Visa Premier.