Les aides au logement gelées en 2014

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Les aides au logement gelées en 2014
La revalorisation des APL sera gelée en 2014.@ MAXPPP
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INFO E1 - Il n’y aura pas de revalorisation, mais plus de bénéficiaires. Leur coût monte de 173 millions d’euros.

L’INFO. Le gouvernement a décidé de ne plus revaloriser les APL dans le budget 2014 mais le coût des aides au logement passe tout de même de 4,9 milliards à 5,1 milliards d’euros. La raison : plus de personnes vont avoir le droit de toucher ces aides.

Des dépenses maîtrisées. La communication du gouvernement joue sur la typographie pour justifier l’augmentation globale du budget des APL. Dans le communiqué du ministère du Logement les mots “APL” et “maîtrisées” en gras, le message est clair : le ministère aussi se serre la ceinture.

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La réalité est pourtant moins claire qu’elle n’y parait. Du fait de l’augmentation du nombre de personnes éligibles à ce type d’aide, les APL coûteront plus cher au budget en 2014 qu’en 2013.

Une augmentation limitée. L’effort d’économie est tout de même notable. Si les APL coûteront 173 millions d’euros de plus (+3,4%), le gel de leur revalorisation permettra néanmoins d’éconmiser 177 millions d’euros. En 2013, l’évolution de ces aides, lié aux prix de l’immobilier, avaient coûté 362 millions d’euros aux finances de l’Etat.

Quatre millions de bénéficiaires. Touchées par les personnes aux revenus les plus faibles et par les étudiants, quatre millions de personnes en tout, le manque à gagner sera donc réparti sur la masse et moins douloureux individuellement.

Un jeune qui vit en colocation avec un loyer de 250 euros et une aide de 550 euros de ses parents aurait par exemple pu espérer toucher 14 euros de plus en 2014 si le ministère avait suivi la règle habituelle. La somme paraît donc assez dérisoire.

Budget de renoncement. Le gouvernement assume et explique que c'est la moins mauvaise solution pour faire à la fois des économies et permettre quand même à tous ceux qui touchent cette aide de continuer à y avoir droit.

Chez les associations de jeunes, on ajoute que le pouvoir d'achat des étudiants non boursiers a déjà baissé de 2% depuis janvier.  “Le budget étudiant est tellement faible qu’il est fait de renoncements. On renonce à se soigner, à acheter ses livres universitaires, à se nourrir correctement”, explique Emmanuel Zemmour, le président de l’UNEF, au micro d’Europe1. “Il n’est pas normal que l’on fasse des économies budgétaires en douce qui passent par le gel d’aides qui ne coûtent pas trop cher à l’Etat mais qui sont cruciales pour les étudiants”, s’insurge-t-il.