Lellouche a reçu le patron d'Air France

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Lellouche a reçu le patron d'Air France
Pierre-Henri Gourgeon, le DG d'Air France KLM, a été convoqué par Pierre Lellouche, le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur.@ MaxPPP
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Au menu de la discussion, la prochaine commande géante d'avions de la compagnie aérienne.

A quelques semaines de l'échéance, l’Etat a décidé d'intervenir. Le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur Pierre Lellouche a reçu mercredi le directeur général de la compagnie, Pierre-Henri Gourgeon, pour lui demander des explications sur sa prochaine commande d'une centaine de long-courriers Airbus ou Boeing. Rien n'a cependant filtré sur la teneur de l'échange entre les deux hommes.

Mais un porte-parole d'Air France-KLM a rappelé que la compagnie "continue de mener le long travail en cours avec les équipes d'Airbus, de Boeing et des motoristes pour être en mesure de faire une proposition au conseil d'administration dans le courant de l'été".

Bussereau soutient Air France

Une position comprise par Dominique Bussereau, l'ancien ministre des Transports. "Il faut laisser Air France faire ses choix économiques", a-t-il affirmé sur Europe 1. "Si Air France a besoin de diversifier sa flotte, je comprends tout à fait qu'elle le fasse", a ajouté Dominique Bussereau.

"Nous avons souhaité qu'Air France soit une entreprise privée, qu'elle puisse se gérer comme une entreprise normale, il ne faut pas trop s'ingérer dans sa gestion quotidienne", a conclu Dominique Bussereau.

Des dizaines de milliards de dollars en jeu

Le groupe franco-néerlandais se prépare à acquérir une centaine d'appareils, Airbus A350 ou Boeing 787, pour une facture qui s'élèvera à plusieurs dizaines de milliards de dollars. Mais la possibilité que la compagnie aérienne européenne achète des avions à l’Américain Boeing a provoqué le courroux de la classe politique française.

Le député UMP du Tarn, Bernard Carayon, a ainsi lancé la semaine dernière une pétition pressant Air France de choisir l'Airbus A350 plutôt que des Boeing 787 pour sa prochaine commande géante. Cette pétition a reçu plus de cent signatures de députés de tous bords.

Lellouche "en première ligne" pour promouvoir Airbus

Pour Pierre Lellouche, qui s'était exprimé avant le rendez-vous de mercredi, les parlementaires étaient "tout à fait dans leur rôle" quand ils ont pris cette initiative. "Il est dans leur mission de souligner l'importance de ce contrat qui doit être conclu au mois de juillet et portera sur plusieurs milliards d'euros", a-t-il insisté.

Le secrétaire d'Etat entendait mardi être lui-même "en première ligne" pour concourir à la vente d'Airbus A350 à des compagnies étrangères mais juge que son "rôle est aussi de vendre des Airbus à Air France-KLM".