Le sort des marques William Saurin et Garbit décidé lundi

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Le sort des marques William Saurin et Garbit décidé lundi
La marque William Saurin pourrait changer de propriétaire lundi.@ AFP
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Les sociétés Cofigeo et Arterris ont émis une offre de reprise du groupe qui possède William Saurin et Garbit. Le tribunal de commerce de Paris l'examinera lundi.

Le tribunal de commerce de Paris doit examiner lundi l'offre de reprise conjointe des plats cuisinés du groupe Financière Turenne Lafayette (FTL), dont les Cassoulets William Saurin et le couscous Garbit, par le tandem Cofigeo et Arterris.

Le dernier pôle important du groupe Financière Turenne Lafayette. Après les pâtes fraîches et la charcuterie, le groupe FTL, en pleine restructuration après avoir frôlé la disparition en 2016 suite à la découverte du trucage de ses comptes, va céder son dernier pôle important qui emploie 950 salariés.

L'offre commune du groupe Cofigeo (Raynal et Roquelaure, Zapetti) et de la coopérative agricole Arterris pour le pôle plats cuisinés concerne les sociétés William Saurin, Choucroute de Campagne, Julien Mack, Soulié Restauration, Conserverie du Languedoc (marque La Belle Chaurienne) et CCA Périgord.

Cooperl a déjà repris le pôle charcuterie-salaisons. Le tribunal a validé le 15 juin la reprise par la coopérative bretonne Cooperl des emplois et actifs du pôle charcuterie-salaisons de FTL. Ce pôle détient notamment les marques Madrange, Paul Prédault, ou Montagne Noire. Il emploie 1.700 salariés.

Le 14 juin, tribunal avait donné son feu vert à l'offre de reprise de l'activité pâtes fraîches du groupe, où travaillent plus de 150 personnes, par la société Pastacorp, détentrice des marques Lustucru et Rivoire & Carret. Le maquillage des comptes de FTL avait été révélé par un audit mis en oeuvre peu après la mort de la dirigeante du groupe, Monique Piffaut, fin novembre 2016.

Le groupe employait au total 3.000 personnes. L'État avait déposé en urgence 70 millions d'euros dans un fonds spécifique, dans le but de maintenir l'activité de ce groupe employant près de 3.000 personnes, avant d'obtenir un accord sur le financement de l'entreprise auprès des banques.

Le nouveau patron du groupe, Eric Le Gouvello, a alors entrepris de trouver des repreneurs pour sauver les marques-phares de ce géant de l'agroalimentaire.