Le Sénat adopte le projet de loi sur La Poste

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Le Sénat adopte le projet de loi sur La Poste
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Le projet a été adopté par 183 voix contre 152. L'UMP et les centristes ont voté pour, le PS, le PCF, les Verts ont voté contre.

Par 183 voix pour et 152 contre, le Sénat a adopté lundi soir le projet de loi sur le statut de La Poste après huit jours consécutifs de marathon parlementaire marqué par une bataille d'amendements menée par les sénateurs de gauche opposés à cette réforme. L'UMP et l'Union centriste ont voté pour, le PS, le PCF, les Verts et les radicaux de gauche du RDSE ont voté contre.

"Le Sénat n'a pas eu souvent l'occasion d'avoir eu 70 heures de débat sur un texte comme celui-ci" s'est félicité le ministre de l'Industrie Christian Estrosi. Il a souligné qu'avaient été adoptés "11 amendements UMP, 9 du groupe socialiste, 5 amendements du groupe centriste, 4 amendements des Verts, 3 amendements du groupe communiste, 2 amendements RDSE, un amendement non inscrits".

"C'est le plus ancien et le plus emblématique des services publics qui sera exercé à l'avenir par une société anonyme soumise pour l'essentiel aux règles du droit commun, jamais jusqu'à présent un gouvernement n'était allé si loin dans la remise en cause du service public" a déclaré Michel Teston (PS).

"Je reste convaincu que la population avait son mot à dire dans la transformation de son service postal", a déploré Jean Milhau (RDSE) regrettant le rejet de la motion référendaire de la gauche.

Le texte sur La Poste comporte deux volets. L'un transpose la directive européenne sur l'ouverture à la concurrence du secteur postal en 2011. L'autre transforme La Poste actuellement établissement public industriel et commercial en société anonyme à capitaux publics dès début 2010. Ce changement de statut permettra un apport de 2,7 milliards d'euros.

Pour le gouvernement, il s'agit de "moderniser" et "d'adapter" La Poste à l'ouverture à la concurrence. Pour les syndicats et la gauche, c'est la porte ouverte à une future privatisation, après France Télécom privatisée malgré les engagements gouvernementaux.