Le roi des traders doute des marchés

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Le roi des traders doute des marchés
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Depuis Davos, le spéculateur américain George Soros a reconnu ne plus comprendre la finance.

• L'INFO. Le fonctionnement actuel des marchés est devenu incompréhensible pour le commun des mortels et pas seulement : l’une des références des investisseurs financiers, le fantasque milliardaire George Soros, a avoué samedi ne plus comprendre comment agissent les marchés. En cause, la crise financière survenue en 2008 suite au scandale des subprimes et qui a effacé les derniers repères de la profession.
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• La déclaration. "Ce qui est dommage ... c'est que nous n'avons toujours pas vraiment compris comment fonctionnent les marchés financiers", a reconnu le financier, invité à Davos dans le cadre du Forum économique mondial. "Nous avons introduit des instruments synthétiques, inventé des produits dérivés dont nous ne comprenons pas vraiment les effets qu'ils peuvent avoir", a-t-il poursuivi. Un aveu pour le moins embarrassant puisqu'il vient d'un spéculateur qui a gagné sa fortune sur les marchés est estimée par le le magazine Forbes à quelque 19 milliards de dollars.

• La parabole de la voiture qui quitte sa trajectoire. Et George Soros de faire le parallèle entre la crise et une automobile qui dérape : "quand une voiture dérape, vous devez d'abord tourner le volant dans la même direction que le dérapage pour en reprendre le contrôle, sinon vous risquez un tonneau". C'est un peu ce qu'ont fait les autorités en injectant des liquidités massives dans l'économie via les banques, afin de soutenir l'activité. Il faut maintenant entrer dans une seconde phase qui consiste à changer de direction et remettre l'économie sur les rails de la croissance.

"Vous reprenez d'abord le contrôle et ensuite vous changez de direction", a-t-il expliqué, reprenant sa métaphore automobile. "La première phase de cette manoeuvre est pratiquement terminée, mais la seconde phase n'a pas encore commencé", a-t-il ajouté, reconnaissant que le choix du moment pour aborder cette seconde phase était délicat, voire "probablement impossible".

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