Le réseau de Free va être revérifié

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Le réseau de Free va être revérifié
Free Mobile va subir une seconde vérification de son réseau. L'Arcep doit s'assurer que l'opérateur couvre 27% de la population.@ MAX PPP
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L'Arcep répond ainsi à la demande des opérateurs mobiles et du ministre de l’Industrie.

Free Mobile respecte-t-il ses obligations de couverture ? L'Autorité de régulation des télécoms (Arcep) va de nouveau procéder à une "vérification attentive des informations transmises" par le quatrième opérateur téléphonique. La raison ? C’est une demande des concurrents de Free Mobile et du ministre de l’Industrie.

"Nombreuses interrogations" autour de Free

Depuis le lancement de l’opérateur mobile, le 10 janvier dernier, une polémique est lancée. Plusieurs articles de presse citant des opérateurs concurrents, sous couvert d'anonymat, ont fait état de la possible désactivation par l'opérateur de certaines de ses antennes. Or, Free Mobile a pour obligation de couvrir 27% de la population.

C’est pourquoi mercredi, les syndicats CFE-CGC et UNSA des opérateurs télécoms mobiles ont demandé une enquête sur Free Mobile. Ils accusent l’opérateur d’être, selon eux, "en situation de manquement permanent à ses obligations de couverture de la population métropolitaine". Et, le même jour, le ministre Eric Besson a demandé officiellement dans un courrier au président de l'Arcep, Jean-Ludovic Silicani, de vérifier le réseau de Free au regard des "nombreuses interrogations" apparues depuis son lancement.

Vers une vérification sur le terrain ?

L'Arcep a donc indiqué vendredi que "dans un souci de transparence et de sérénité", elle estimait utile de demander à la société Free Mobile d’actualiser les informations relatives à l’état de son réseau". L'Autorité va notamment demander au quatrième opérateur "une liste des sites installés, des sites effectivement activés et des motifs qui auraient pu la conduire, le cas échéant, à l'extinction de certaines stations de son réseau".

Concrètement, l’Autorité va examiner ces éléments et le cas échéant "engagera une vérification sur le terrain, selon la même méthode que celle utilisée pour les précédents contrôles".

Cette décision satisfait Maxime Lombardini, directeur général d'Iliad, maison mère de Free. "Il était temps qu'on sorte de cette polémique qui a été allumée par certains de nos concurrents. Au moins, là, on va avoir un arbitre impartial, selon des méthodes de mesure éprouvées. Cela remet la balle au centre", a-t-il estimé.

Un premier contrôle en décembre

Reste que l’Arcep avait déjà procédé à ce contrôle mi-décembre. A cette date, l’Arcep avait d’ailleurs indiqué que Free Mobile "respectait le niveau de déploiement 3G qu'elle devait atteindre à l'échéance du 12 janvier 2012". Une seconde vérification dans un délai si court est exceptionnel.