Louis Vuitton va lancer sa première valise connectée

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Le Pdg de l'entreprise était l’invité de David Abiker, samedi matin, à l’occasion de l’exposition consacrée à la marque de luxe au Grand Palais. Pour sa première interview radio, Michael Burke a révélé que la marque française allait sortir une valise connectée. 

La marque de luxe française prépare son arrivée sur le marché des objets connectés. Samedi matin, dans l'émission C'est arrivé cette semaine sur Europe1, Michael Burke a annoncé en exclusivité que le premier objet connecté conçu par Louis Vuitton "sera une valise”. Le Franco-américain, qui dirige la marque depuis fin 2012, a précisé : “On ne la perdra plus jamais. Elle sortira l’an prochain”. Invité par David Abiker, à l'occasion de l'exposition "Volez, Voguez, Voyagez – Louis Vuitton", au Grand Palais jusqu’au 21 février, Michael Burke est revenu sur le rebond qu'a connu Vuitton, ces dernières années.

La maroquinerie, “le coeur” de Vuitton. Ce fleuron du secteur représente la moitié du chiffre d’affaires de 35 milliards du groupe LVMH, notamment grâce aux marchés de l'Europe et des Etats-Unis, ainsi que celui du Japon. S’il n'a pas souhaité communiquer sur le chiffre d’affaires de cette enseigne du groupe, “la maroquinerie est le cœur de la maison et c’est effectivement la majorité du chiffre d’affaires”, a reconnu Michael Burke. Cette année, Louis Vuitton, classé par Forbes au 14ème rang mondial des marques, a connu des résultats excellents. Loin du modèle des années 1990 et 2000 dans le milieu du luxe, basé sur "la conquête géographique", Louis Vuitton a recentré son image et son développement sur “la créativité, le savoir-faire à la française et faire connaître les valeurs profondes de Louis Vuitton", a indiqué Michael Burke, chargé de redresser la marque, qui avait connu une baisse de régime en 2013, critiquée par un développement trop rapide en Asie. 

La touche Ghesquière. L’arrivée de Nicolas Ghesquière, fin 2013, fait partie du renouveau de la marque, qui a choisi de se recentrer sur la création artistique. Son prédécesseur, l’américain Marc Jacobs, premier créateur du prêt-à-porter féminin de Louis Vuitton, “avait une sensibilité pop, qui marchait extrêmement bien dans ces années-là”. Mais aujourd’hui, “nous rentrons dans une période plus sobre”, analyse Michael Burke, au sein de la maison Vuitton il y a plus de 30 ans. “Il fallait absolument que Nicolas traduise cela dans une vision stylistique. Sa vraie force est d’arriver avec une vision stylistique pérenne, alors que Marc était plus dans l’immédiat “, développe le PDG.

400 maroquiniers formés chaque année.  Allier créativité et savoir-faire, créateur et artisan, c'est aussi le rôle du luxe, de Louis Vuitton, estime son président. "Sans le luxe français, ces gestes se perdraient", estime-t-il au sujet du savoir-faire.  “Avec la mondialisation, il ne nous reste plus que le luxe” pour conserver certains métiers, déplore Michael Burke. Ainsi, la marque, fondée en 1854 assure former "400 maroquiniers par an". "C'est essentiel que cela continue en France et c'est d'ailleurs pour cela que le luxe français se porte-bien".

>> Retrouvez tous les samedis matin de 9 à 10 heures, l’émission de David Abiker, “C’est arrivé cette semaine”.