Le patron de Dexia dément les bonus touchés par les dirigeants

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Le patron de Dexia dément les bonus touchés par les dirigeants
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Pierre Mariani, le nouveau président de Dexia, dément les révélations du journal Libération : selon lui, les dirigeants de la banque qui a été sauvée de la faillite par les Etats français et belge n'ont touché aucun bonus en 2008. Et sa rémunération "n'a pas augmenté de 30%".

"Aucun membre d'aucun comité exécutif ou de direction du groupe, comme de ses principales filiales, n'a eu de rémunération variable au titre de 2008", a assuré Pierre Mariani, le nouveau président de Dexia, précisant que ces informations avaient été rendues publiques le 30 janvier. Des déclarations qui démentent les informations révélées un peu plus tôt par le journal Libération.

Selon le quotidien,la banque franco-belge aurait versé 8 millions d'euros de primes en 2008 au "top management" de Dexia Crédit Local, la filiale française. Libération indique par ailleurs que Pierre Mariani se serait "octroyé un salaire fixe en hausse de 30%" par rapport à Alex Miller, qui a démissionné fin septembre. Faux, rétorque Pierre Mariani. "Ma rémunération fixe (cotisations retraite versées par l'entreprise comprises) s'élève à 1,13 million d'euros, contre 1,042 million pour Axel Miller, soit une hausse de 8,45%", assure-t-il.

Pour les cadres intermédiaires, la baisse des rémunérations variables a été comprise entre 20 et 60%, précise le président de Dexia. Pour les traders, la diminution a atteint 80%. Au total, "les rémunérations variables chez Dexia, qui représentaient 16% de la masse salariale, soit deux mois de salaire, ont été réduites de moitié", a ajouté Pierre Mariani.

Dexia a été sauvée de la faillite en septembre 2008 et recapitalisée en urgence par les Etats français, belge et luxembourgeois à hauteur de 6,4 milliards d'euros. La banque est par ailleurs sous le coup d'une enquête du parquet de Bruxelles, ouverte après le dépôt d'une plainte d'un actionnaire qui reproche au groupe d'avoir trompé les investisseurs sur sa santé financière. Une enquête "approfondie" de la Commission européenne sur la restructuration de la banque est aussi en cours.