Le hard-discount connaît (aussi) la crise

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Le hard-discount connaît (aussi) la crise
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Les enseignes hard-discount voient leur chiffre d'affaires chuter de 7 à 9%.

La crise n’épargne vraiment personne. Même les enseignes de hard-discount sont touchées. Elles ont connu au premier semestre un sérieux ralentissement en France. Deux raisons à cette baisse du chiffre d’affaires : leur clientèle principale est la plus touchée par la crise économique et la concurrence accrue avec les supermarchés classiques.

Leader Price a enregistré un chiffre d'affaires en chute de 8,5% au deuxième trimestre après une baisse de 6,5% au premier. Ce recul résulte "essentiellement de la baisse du panier moyen, la clientèle du format discount, plus sensible à l'environnement économique, continuant à limiter ses dépenses", explique le groupe Casino. Idem chez Carrefour où Ed et Dia ont affiché les pires performances du numéro deux mondial de la distribution, avec une baisse de 7,5% du chiffre d'affaires au deuxième trimestre, à magasins comparables.

Les enseignes traditionnelles marchent sur les plates-bandes des hard-discount : "Carrefour lance sa marque Carrefour discount, Auchan ne fait sa publicité que sur les prix, Intermarché joue les défenseurs de prix, Leclerc est aussi très agressif", souligne Sophie Primas, directrice du département distribution chez TNS Worldpanel.

Le consommateur aurait aussi changé de comportement. Il fréquente plusieurs magasins, et à l’intérieur de chaque enseigne, il zappe entre plusieurs marques pour avoir le meilleur produit au meilleur prix » indique Yves Puget, le directeur du magazine LSA. Le prix n'est plus non plus le seul facteur de choix d'une enseigne. La proximité, le gain de temps, un assortiment de produits bio et équitables entrent également en compte.