Le FMI estime être encore loin d'un plan acceptable pour la Grèce

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Le FMI estime être encore loin d'un plan acceptable pour la Grèce
Christine Largarde.@ MANDEL NGAN / AFP
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C'est ce que Christine Lagarde, directrice du FMI, a expliqué dans une lettre adressée dimanche au Premier ministre grec, Alexis Tsipras.

La directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde a estimé dimanche que les discussions sur la dette grecque étaient encore loin d'avoir abouti à un programme acceptable par le Fonds.

Publication Wikileaks. "Ma vision des négociations en cours, c'est que nous sommes encore à une bonne distance d'un programme cohérent que je puisse présenter à notre conseil d'administration", écrit-elle dans une lettre au Premier ministre grec Alexis Tsipras rendue publique sur le site internet du FMI. Elle y répond à une demande d'explications d'Athènes après la publication par Wikileaks d'un document sur les négociations en cours entre Athènes et ses créanciers, où des représentants du Fonds évoquent un éventuel défaut du pays.

Le FMI est de "bonne foi". Dans sa lettre, Christine Lagarde rappelle avoir déjà indiqué à plusieurs reprises que le Fonds ne pouvait soutenir "qu'un programme qui soit crédible et basé sur des hypothèses réalistes", faute de quoi "il échouerait à rétablir la confiance" et forcerait la Grèce à adopter encore plus de mesures d'ajustement. "Bien sûr, toute spéculation sur le fait que les équipes du FMI envisageraient d'utiliser un événement de crédit comme tactique de négociation est simplement absurde", poursuit Christine Lagarde. "Le FMI conduit ses négociations de bonne foi, pas par des menaces, et nous ne communiquons pas par l'intermédiaire de fuites", assure-t-elle.

Reprise des discussions lundi. Les discussion entre la Grèce et le quartet représentant ses créanciers (Commission européenne, FMI, BCE et le fonds de soutien de la zone euro) doivent reprendre lundi après deux semaines de pause. Le gouvernement grec de gauche accuse régulièrement le FMI de se livrer à une surenchère d'austérité contreproductive, alors même que son pays doit faire face en première ligne à la crise migratoire.