Le café au comptoir pourrait bientôt devenir un luxe

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Le café au comptoir pourrait bientôt devenir un luxe
Le café de meilleure qualité sera le plus affecté par la hausse des prix.
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NOIR AMER - La flambée des prix devrait se répercuter sur l’expresso au café du coin et le paquet au supermarché. 

L’INFO - Boire un café sera-t-il bientôt un luxe ? L'impressionnante hausse des prix du café observée récemment sur les marchés financiers devrait bientôt se répercuter sur le café acheté en supermarché ou sur le "petit noir" pris au comptoir d'un bar.

Flambée des cours. Depuis le début de l'année, le cours de l'arabica, l'espèce de café utilisée pour les expressos, a augmenté de 82%, à cause de la sécheresse qui affecte les zones de culture caféière au Brésil, premier fournisseur mondial.  Le cours du robusta, utilisé notamment pour le café instantané, a également atteint des sommets, grimpant cette semaine à son plus haut niveau en près d'un an et demi, alors que l'offre est également menacée au Vietnam, premier exportateur mondial de cette espèce de café.

Le pire n’est pas certain. "Si les prix du café se maintiennent à ce niveau élevé, nous verrons un impact", explique Dana LaMendola, analyste du cabinet Euromonitor en soulignant toutefois que "les fluctuations dans les prix du café ne sont rien de nouveau" et que les entreprises se protègent en établissant avec leurs fournisseurs des contrats sur plusieurs mois, ce qui permet de "bloquer" les prix.

+ 12 à 15% le prix de la tasse de café en Australie. Selon Chris Togias, directeur de Griffiths Coffee, le plus ancien torréfacteur de café d'Australie, "la récente augmentation (du prix) des grains de café donnera lieu à une augmentation d'au moins 50 cents (de dollar australien) sur une tasse de café."

"Un café coûte entre 3 et 4 dollars en Australie, donc ça sera probablement une augmentation de 12% à 15%", détaille-t-il.  Selon lui, l'augmentation se fera sentir dans le monde entier car "c'est un problème d'offre qui ne vient pas seulement du Brésil. Il y a également un problème d'offre au Vietnam".

Les cafés indépendants, premiers touchés. Pour Dana LaMendola, la hausse des prix sera d'abord palpable dans les café indépendants, qui "sont moins protégés" contre les fluctuations des prix, avant de toucher les chaînes de café et enfin les supermarchés. Le café de meilleure qualité sera le plus affecté. En effet, en raison du manque d'eau "les caféiers ne donnent pas assez de nutriment aux fruits" donc "les grains de café retirés des fruits ne seront pas très gros. Or plus le grain est gros, plus la qualité est élevée", explique M. Togias. 

Ainsi, la coopérative brésilienne Coopamig estime qu'elle aura beaucoup moins de grains qui atteindront la taille standard pour être vendue tel quel.  "On va avoir beaucoup de café moulu. Le café en grain, qu'on utilise pour l'expresso, sera rare", a prévenu Leandro Gomes Ribeiro Costa, coordinateur du département café de Coopamig.

 
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