Le bras de fer continue dans les ports

  • A
  • A
Le bras de fer continue dans les ports
Les perturbations doivent durer jusqu'à lundi soir@ REUTERS
Partagez sur :

Les ports sont bloqués depuis vendredi. Les syndicats réclament la reconnaissance de la pénibilité.

Le bras de fer s'annonce tendu. Les ports français sont bloqués depuis vendredi et pour tout le week-end par les syndicats qui réclament la reconnaissance de la pénibilité de leur métier pour anticiper leur départ à la retraite.

"Si le gouvernement ne revient pas à de meilleurs intentions", dit la fédération CGT des ports et docks, "nous sommes prêts à paralyser l'activité portuaire en France".

Au cœur du conflit, les négociations menées par la CGT à l'automne avec le patronat du secteur. Le 27 octobre, les deux parties étaient arrivées à un point d'accord prévoyant la possibilité pour une partie des 10.000 salariés des ports et docks de partir jusqu'à 4 ans avant l'âge de la retraite au titre de la reconnaissance du caractère pénible de leur métier. Mais voilà , il y a quelques jours, le gouvernement a clairement indiqué qu'il ne validerait pas cette mesure au motif qu'elle tourne le dos à la réforme des retraites adoptée à l'automne par le Parlement.

Le gouvernement "bafoue" les négociations entre partenaires sociaux

"On ne peut pas considérer que le gouvernement bafoue à ce point les négociations entre partenaires sociaux", déplore le chef de file de la CGT des ports et docks, Tony Hautbois. "Quand nous étions en négociations à l'automne, il fallait qu'il ne permette pas aux employeurs de finaliser les négociations".

Le gouvernement est prêt à reconnaître la pénibilité de certains métiers portuaires mais dans les limites posées par la réforme des retraites.

Une réunion décisive mardi

"Autant sur ce point les marges de manœuvre sont inexistantes, autant sur les autres points on est tout à fait prêts à discuter", par exemple sur le périmètre des salariés concernés, a affirmé vendredi le secrétaire d'Etat aux Transports, Thierry Mariani en précisant qu'il n'accepterait pas pour les travailleurs portuaires une anticipation au-delà de deux ans. "C'est une mesure de justice vis-à-vis de tous les Français".

Une réunion entre la CGT et le patronat du secteur est prévue mardi.