L'alimentation, part de plus en plus réduite du budget des Français

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L'alimentation, part de plus en plus réduite du budget des Français
@ PHILIPPE HUGUEN / AFP
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L'alimentation représente 20,4% des dépenses de consommation des Français, contre 34,6% en 1960, selon l'Insee. 

Les dépenses liées à l'alimentation, autrefois majoritaires dans le budget des ménages, ont vu leur part fortement réduite depuis les années 60, sous l'effet des variations de prix et des modifications des habitudes de consommation, indique vendredi une étude Insee.

Un plus bas atteint en 2007. En 2014, les ménages français ont consacré 232 milliards d'euros à leur alimentation, à domicile (les trois quarts des dépenses) ou en dehors (restaurants, cantines, etc), soit 3.600 euros en moyenne par habitant sur l'année. L'alimentation représente ainsi 20,4% des dépenses de consommation des Français, contre 34,6% en 1960, où elle constituait le principal poste de dépenses des ménages.Cette réduction du budget consacré à l'alimentation avait atteint son point le plus bas en 2007, où elle ne représentait plus que 19,4% des dépenses. La situation s'est un peu redressée depuis, dans la mesure où le ralentissement général du pouvoir d'achat a comparativement moins affecté les achats alimentaires que les autres dépenses.

Les plats préparés se sont imposés. Le panier alimentaire des ménages a en outre été considérablement modifié, la part des trois principaux postes traditionnels (viande, fruits et légumes, pain et céréales) reculant au profit des plats préparés, produits sucrées et boissons non alcoolisées. Le poids de la viande dans les dépenses est ainsi passé de 26% en 1967 à 20% en 2014, après une diminution régulière depuis les années 80.

A l'inverse, la consommation de plats préparés s'est accrue de 4,4% par an en moyenne depuis 1960, sous l'effet du changement de modes de vie des Français, qui ont réduit leur temps de préparation des repas à domicile et sont de plus en plus en recherche de praticité. "Après avoir pris de l'ampleur entre 1960 et 1990 sous l'effet des hausses de prix, la part de la consommation en oeufs et laitages, ainsi qu'en poisson, stagne depuis", note encore l'Insee.