La tempête pourrait coûter un milliard

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La tempête pourrait coûter un milliard
@ REUTERS
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SPECIAL TEMPETE - Ces premières estimations, citées par Le Figaro, ne sont que provisoires.

Pompage des zones inondées, réparation de digues, demandes de reconnaissance de catastrophe naturelle: mardi, les communes les plus touchées ont commencé à évaluer des dégâts encore très difficiles à chiffrer. Le Figaro annonce mercredi une facture qui avoisinerait un milliard d’euros. Un chiffre que la Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA) a qualifié de "plausible".

Les agriculteurs de Vendée et de Charente-Maritime recensent plus de 45.000 hectares de terres envahies par l'eau salée. Le ramassage des cadavres d'animaux qui flottent dans les champs est devenu une priorité en raison des risques sanitaires. Le ministre de l'Agriculture a promis une enveloppe d'urgence de 5 millions pour permettre aux agriculteurs de faire face à leurs besoins immédiats de trésorerie.

26 millions d'aides locales

Le Conseil général de Vendée a annoncé mardi 13 millions d'euros d'aides exceptionnelles annoncés pour venir en aide aux sinistrés et a demandé un "plan global de défense contre la mer".

La région Pays de la Loire a de son côté prévu 20 millions d'euros d'aide. Le plan comprend une vingtaine de mesures concernant la solidarité à l'égard des familles et des communes sinistrées (1,8 million d'euros), la sauvegarde et la relance de l'activité économique (7,5 millions) ainsi que le financement de la reconstruction des infrastructures de protection du littoral (10,7 millions).

Les ostréiculteurs sont très touchés

La tempête Xynthia a provoqué des "dégâts considérables" chez les producteurs d'huîtres et de moules installés entre l'Ile d'Oléron (Charente-Maritime) et l'île de Noirmoutier (Vendée), a déclaré lundi Goulven Brest, le président national de la conchyliculture.

"Certains ont tout perdu, des concessions ont été dévastées, des chantiers inondés, voire détruits, des bateaux coulés, du matériel et des camions très abîmés", a-t-il dit, sans pouvoir encore donner de chiffres précis.

"On vit au jour le jour", relativise Gilbert, ostréiculteur à Fouras, qui a constate les dégâts de la tempête sur son exploitation :

La Charente-Maritime, qui compte 1.200 ostréiculteurs, assure 43% de la commercialisation des huîtres creuses en France, avec notamment les bassins de Marennes-Oléron et de l'île de Ré. Les ostréiculteurs du bassin d'Arcachon, en Aquitaine, et ceux de Bretagne ont en revanche été épargnés par les intempéries.

Le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire a annoncé mercredi le déblocage de 20 millions d'euros d'aide aux producteurs d'huîtres, de moules et aux aquaculteurs, avec une aide d'urgence de 1,5 million.

Les aides aux entreprises

Une enveloppe de 10.000 euros a été prévue pour chacune des petites et moyennes entreprises des zones sinistrées après le passage de la tempête. Cette enveloppe concerne les entreprises dont le chiffre d'affaires est inférieur à 1 million d'euros hors taxes.

En Charente-Maritime, les constructeurs de bateaux de plaisance touchés par la tempête vont recevoir des prêts de 100 à 500.000 euros, pour éviter "un chômage technique trop long", selon le ministre de l'Industrie Christian Estrosi.

L'onéreuse réparation des digues

A Paris, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, a annoncé que le plan digues annoncé par l'Elysée serait lancé dans les deux mois, avec un plan de financement de cinq ans. Elle a estimé le coût de réfection des digues malmenées par la tempête à "un million d'euros par kilomètre", sans chiffre sur les édifices endommagés. Un tiers des un tiers des "1.350 kilomètres de digues le long des côtes" sont concernés.