La "taxe Chirac" sur les billets d'avion va augmenter

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La "taxe Chirac" sur les billets d'avion va augmenter
@ Maxppp
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Créée en 2006, elle sert à financer des programmes d'aides dans les pays en développement.

La taxe prélevée sur les billets d'avion pour financer l'aide aux pays en développement, aussi appelée "taxe Chirac", va grimper. Elle sera augmentée de 12,7% à compter de 2014, a décidé  mercredi le Comité interministériel de la Coopération internationale et du développement (CICID). Ce dernier, chargé de fixer les grandes orientations de la France en matière d'aide au développement, se réunissait pour la première fois depuis quatre ans à Matignon.

Qu'est-ce que la "taxe Chirac" ? Entrée en vigueur en France en 2006, cette taxe est destinée à financer les programmes de l'organisme international Unitaid contre les grandes pandémies comme le sida, le paludisme et la tuberculose dans les pays pauvres. Elle rapporte quelque 200 millions d'euros par an. Huit autres pays appliquent cette taxe, selon le site d'Unitaid : le Cameroun, le Chili, le Congo, Madagascar, le Mali, Maurice, le Niger et la République de Corée.

A combien s'élève-t-elle ? Le montant de la taxe varie en fonction de la destination du vol et de la classe du billet : pour un vol au départ de la France vers un aéroport de l’Espace économique européen (EEE), qui comprend l'Union européenne, l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège, le passager paie au maximum 1 euros en classe économique et 10 euros en classe affaires. Le prix augmente hors de l'EEE, entre 4 euros en classe économique et 40 euros en classe affaires.

Le gouvernement fait valoir que la taxe n'a "jamais été actualisée depuis sa création en 2006" et que la revalorisation de 12,7% correspond "au rattrapage de l'inflation".

Cette décision intervient dans le cadre d'un "recentrage" des aides aux pays pauvres décidé par le CICID qui doit aboutir sur un projet de loi de programmation et d'orientation de la politique du développement, une première. Celui-ci doit être déposé à l'Assemblée nationale d'ici la fin de l'année avant un débat début 2014.