La SNCF délocalise mais minimise

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La SNCF délocalise mais minimise
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La CGT dénonce le transfert d’activités informatiques. Pepy ne parle que de 150 postes.

En pleine crise de l’emploi, la moindre annonce d’une délocalisation devient très sensible. La SNCF vient d’en faire les frais, après que le quotidien Le Parisien a annoncé qu’une partie des services informatiques de la compagnie ferroviaire vont être assurés depuis l’étranger. 500 emplois seraient menacés selon la CGT, le patron de la SNCF parle, lui,  de 150 postes.

La SNCF change de prestataires et de pays

Jusqu’à présent, la surveillance du fonctionnement des logiciels de la SNCF était assurée par la société française Steria. Les salariés de ce sous-traitant informatique étaient même détachés dans les locaux de la SNCF et travaillaient aux côtés des cheminots informaticiens.

Mais la SNCF a lancé il y a quelques mois un nouvel appel d’offres et c’est cette fois-ci l’entreprise informatique IBM qui l’a emporté. Sauf que le géant américain a entrepris de délocaliser vers l'Europe de l'Est cette activité jusqu'ici réalisée en France. Quant au pilotage de l'informatique du service des ressources humaines, il sera pour sa part transféré à une filiale espagnole du groupe français Sopra.

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© ALSTOM

Bataille de chiffres : de 150 à 500 postes concernés

Le syndicat CGT Cheminots n’a donc pas tardé à monter au créneau "260 emplois de sous-traitants vont être supprimés et 45 postes de cheminots non remplacés. D'ici à 2013, ce sont 500 emplois en tout qui vont disparaître", a déploré Hervé Giudici, secrétaire général de l'Union fédérale des cadres et agents de maîtrise

Accusée de ne pas participer à l’effort contre le chômage en France, la direction a décidé de se lancer dans une bataille des chiffres. Selon ses comptes, ce ne sont pas 260 voire 500 emplois qui sont menacés mais seulement 150.

"C’est tout à fait marginal", répond la SNCF

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© REUTERS

 Et ces 150 emplois constituent, aux yeux du PDG Guillaume Pepy, une goutte d’eau par rapport aux effectifs de la SNCF. "Disons les choses clairement : 150 postes, c’est tout à fait marginal", a-t-il réagi jeudi matin, avant d’ajouter : "c’est 150 postes qui sont en Europe sur 270.000 postes de la SNCF".

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